Barbãr
Bon alors pour aujourd'hui, attention, voici une review de barbare !!!
Hé oui quoi, la Barbãr :

Bon alors en fait pour vous expliquer j'ai acheté le verre au "Pont de France" en face de chez moi (héhé) parce qu'il est chouette et qu'il était à 1,5 € avec pleins d'autres verres collectors comme ça, du coup j'en ai pris un de chaque c'était cool. Mais alors j'ai du acheter ensuite de la Barbãr pour pouvoir remplir ce verre avec classe. Un verre que Fab détesterait, soit dit en passant ! Et donc voilà, je me retrouve à gouter cette bière ... au miel. C'est le nom d'une sorte de pâte jaunâtre très sucrée qui sort du trou de cul des abeilles, ou un truc comme ça.
Bon alors je suis rassuré par la qualité du breuvage depuis que je sais que la Barbãr est produite par la même brasserie que la Hopus, excellente blonde dont la review ne saurait tarder. La brasserie Lefebvre à Quenast (Rebecq en Wallon) pour les curieux. Et c'est vrai que le versage envoi des effluves mielleuses au fond du nez, on ne nous a donc pas menti, il y a bien du miel là dedans (2,5 %), j'ai un peu peur mais c'est trop tard pour reculer alors que déjà un réflexe inqualifiable translate la petite chopine dépolie tout droit vers ma bouche. Ce mouvement se transforme en un geste sur qui rotationne mon poignet afin de laisser couler du miel aromatisé à la bière dans ma bouche, ou un sorte de mélange du genre, peut être le contraire, je sais plus trop.
Bon alors bien sur c'est sucré mais pas trop, c'est surtout très goutu, un peu floral, ça me rappel totalement quelque chose d'autre mais je ne sais plus quoi. Le chouchen surement, ça paraitrait logique. AH non voilà, c'est la Troussepinette de notre ami Karaguicheff, son alcool local de Vendée que j'étais le seul à apprécier à Valenciennes. Ba voilà, c'est de la Troussepinette cette Barbãr ! Exactement, l'attaque en bouche est la même, des arômes de miel mais pas un goût de miel à proprement parler, sauf que cette bière est tout de même moins sucré et écœurante que la Troussepinette. Et puis lorsque le goût de miel commence à s'estomper, c'est la pétillance qui prend le dessus et créé une véritable différence par rapport à la Troussepinette. Ensuite, une faible amertume bienvenue s'expose au firmament, suggère la reprise, embauche, débauche, inlassablement...
Bon alors là en fait c'était la chanson en fond qui a pris le dessus sur ma concentration brassicole. Il faut dire que ce petit Bashung/reggae/capitaliste passe fort bien en ces temps de crise économique majeure. Ah ça y est, j'm'égare à nouveau. Tout ça pour dire que cette bière est savamment élaborée mais que pour une fois, celle ci, je saurais la consommer avec modération. Parce qu'en fait, vers la fin de la chope, c'est quand même un peu écœurant pour moi. Cela dit elle sent très bon. La couleur est belle et semble se rapprocher de celle du miel, un beau jaune profond tirant très légèrement vers le marron clair et dont le dépolissage du verre permet de la rendre mat, exactement comme le miel. Vraiment, ils sont très fort chez Lefebvre.
Ma note : 6/20
Bon alors c'est bien fait mais personnellement j'ai un peu de mal à en boire une entière. C'est un peu trop sucré pour moi, ou pas assez amer, ou peut être les deux. En fait je sais pas, je suis pas fan mais c'est bon quand même, et puis je pense que j'ai pas franchement envie de savoir ce que pense vraiment de toute cette mascarade. Pourquoi faut il toujours que je donne mon avis alors que chacun pense ce qu'il veut des bières qu'il boit ? Nan mais c'est vrai quoi !
Bon alors allez en chercher une, gouter là et jugez là. Voilà tout. Et si vous voulez faire ça chez moi, je vous prêterais volontiers ma chopine à Barbãr. En tout cas j'ai connu des bières de barbare plus violentes que ça, mais le mot de la fin expliquera très bien pourquoi ce nom et cette douceur, car en effet, la brasserie qualifie sa Barbãr de "repos du guerrier". Qu'à cela ne tienne, j'ai donc mis un fond d'écran BF3 !