En Corse, il y a la Pietra tu vois, c'est la bière de là bas, celle qui rafraichie après une longue journée de marche en plein soleil, celle qui est faites sur place mais reste plus chère que sur le continent, celle que si t'aimes pas, ba tu dégages, parce que c'est la Pietra !!!

Cette review fut réalisée en collaboration avec ma cousine randonneuse Virginie que je nommerais par son pseudo "Nigvir".
Nigvir : Déjà, au bruit, elle n'est pas très gazéifiée.
Booyah : Son nez dégage un certain caractère. C'est un cap ...
Nigvir : ... une péninsule ! Au bout de deux mouvements, l’œilleton (goupille de la canette) ne s'enlève toujours pas. La canette est bien remplie, les 50 cl sont bien respectés.
Booyah : Une mousse qui fait "pshit".
Nigvir : Couleur pisse d’asperge.
Booyah : J'ai envie de prouter.
Nigvir : Slurp slurp. Heuuun goût bizarre.
Booyah : Pas assez fraiche, ça doit être la chaleur Corse, mais quand même très amère.
Nigvir : C'est une question de houblon.
Booyah : On ne dirait pas qu'elle est ambrée, c'est marrant.
Nigvir : Y a un truc !
Booyah : Une ambrée pas du tout sucrée.
Nigvir : Elle a pris le goût du fromage Corse.
Booyah : Le gaz me fuuu !
Nigvir : Je suis bronzée.
Booyah : En canette elle pue, mais à la pression ça va.
Nigvir : J'en pense pas que du bien.
Booyah : On ne sent pas du tout la châtaigne.
Nigvir : Non, c'est pas flagrant.
Booyah : Par contre j'ai senti le canistrelli.
Nigvir : Moi j'ai sentie la fraise...
Booyah : La ???
Nigvir : Goût de fraise.
Booyah : Ah ouai la fraise déshydratée ?
Nigvir : Non, des bois.
Booyah : Hum inchallah !
Nigvir : Une couleur orange.
Booyah : Au souvenir adéquat de sa version pression je lui donne 6/10.
Nigvir : Sans souvenir de la pression se sera 3/10.
Et pour célébrer le début d'indépendance de la Flandre avec cette sixième réforme de l'état, on passe en Vlanderen pour cette review de la ENAME cuvée 974, mais comme on est pour l'instant encore en Belgique, merci de bien vouloir prononcez "neuf cent septante quatre" !
Ça commence par une odeur un peu acide qui me rappelle d'office la Booy'Ale, une couleur d'un ambré très profond, proche d'un parfait couché de soleil, et d'une limpidité absolument transparente. La mousse très épaisse met beaucoup de temps à s'abaisser, tant mieux, car ne dit on pas que plus on attend, meilleur c'est ?

En bouche, la fraicheur très agréable prend le dessus avant de laisser place aux arômes. De la noisette et autres fruits à coque, une amertume légère, une bière très ronde avec une belle présence mais qui n'en fait pas trop. C'est vraiment bon, on ressent l'épaisseur de sa mousse se faufiler tant bien que mal dans la gorge mais sans que les bulles ne soient agressives. Un coté sucré très subtile, une douceur totalement maitrisée, un caractère discrètement contrôlé, ce produit est de grande qualité. Les saveurs explosent calmement dans la bouche afin qu'on en ressente toute la puissance et la profondeur, mais sans ne jamais brusquer les papilles.
L'ajout du dépôt de levure décuple autant l'acidité qu'il n'élimine la transparence. La bière semble se réveiller. Elle gagne en punch, en tonus, elle se révèle sous un autre jour bien plus percutant. Je conseille vivement de conserver un fond dans la bouteille et de le verser lorsque le verre est presque terminé, la différence de goût qui en résulte est saisissante.

Ma notre : 8,5/10
Une bière remarquable, décrite par son brasseur comme "ambre rouge, excellente pour la fin de l'année". Et c'est vrai qu'on est proche des annuelles bières de noël, mais il n'empêche que ce breuvage, semblant être une cuvée spéciale, est des plus réussi.
Cette dégustation me donne vraiment envie d'aller boire des ENAME pressions à la porte d'Ere !
C'est quand vous voulez.
Diantre, après toutes ces reviews de bière importées illégalement à travers le blocus activement mené sur la perfide albion, voici enfin un produit bien de chez nous dont le dégout de son nom n'a d'égal que l'odeur majestueuse qu'il dégage, loin de toute fétidité, c'est un véritable bouquet qui embaume mon humble demeure à l'ouverture de cette Waterloo Triple.

Cela commence par une mousse aussi blanche et compacte que les vapeurs crachées par mes canons sur la pauvre Austerlitz acculée. Une épaisseur blanchâtre qu'un coup de vent ne suffira point à balayer. Et cette odeur si surprenante qu'en fermant les yeux on croirait sentir la poudre, la sueur des chevaux, la baïonnette du grognard fraichement extirpée de l'abdomen d'un autrichien. C'est un mélange sans équivalent laissant imaginer l'ampleur du champ de bataille qui se déroule sous cette mousse refusant l'éclatement tout comme les restes de ma grande armée continuèrent de lutter même jusqu'à Montereau-Fault-Yonne dans le seul but héroïque de ne pas laisser tomber Fontainebleau aux mains encrassées de l'ennemie monarchique coalisé. Mais ma soif grandie sans nul autre pareil alors que je me fond dans les plus belles anecdotes de ma vie. Il me tarde de déguster ce flacon que la nature, dans sa grande générosité, a remplie de bonheur et de ... bière.
Mais oulala ! Du jambon fumé ! Je bois le jambon fumé de notre tant aimé pays basque mélangé au saucisson de cochons sauvages provenant de ma Corse natale, c'est un régal de douce brutalité. Je m'extasie que notre département de la Dyle, un des 130, avec Bruxelles pour préfecture, pourtant situé tant au nord de mon empire, ait su retranscrire de si bonnes spécialités originaires de sa partie la plus septentrionale. L’amertume est d'une rare perfection, elle ne charge pas la bouche comme ma cavalerie à Eylau, non, elle sait apparaitre discrètement et monter lentement tout comme je l'ai fit pour introduire les cent jours.
L'alcool que l'on ressent quelque peu me rappel subtilement les meilleurs Courvoisiers que j'ai apporter avec moi sur Saint-Hélène. L'assemblage et l'élaboration me semble maitrisé de la même façon que j'ai mené ma victorieuse campagne sur l'Italie alors que je n'était même pas encore consul. Car cette bière est digne de mes conquêtes, méthodique, intelligente, pleine d'honneur, de contrôle et de finesse.
Et je ressens profondément les saveurs herbacées s'évadant de la rocailleuse garrigue de mon enfance comme je le fit moi même de l'île d'Elbe, soutenu par tout mon peuple, oui, je sens cette ferveur mêlée au goût de la myrte, forte abondante dans les desserts que ma mère cuisinait. C'est certain, cette bière est fermentée avec du sucre de betterave que j'ai fait découvrir et répandre dans nombre de champs. La fierté monte en moi au fur et à mesure que le niveau baisse, je me souviens particulièrement de ce banquet grandiose le jour de mon auto-couronnement, cette bière y aurait eu toute sa place !
Ma note : 9/10
Mais pourquoi avoir nommer cette bière Waterloo ???
C'est un grand succès comme moi seul sait les mener, elle a l'exotisme de ma campagne d’Égypte, elle sait être dure tel le rigoureux hiver Russe, sur la défensive pareillement à la Bérézina, mais pourtant très simple à la manière de ma chevauchée à travers Prusse et Germanie faisant chuter le déjà millénaire saint empire et aussi douce que ma tant déplorée Joséphine. Du fruit, de l'amertume, de la force, la recette ici présente est savante. J'exige qu'on emplisse ma cave à Saint-Hélène d'incalculables bouteilles de ce nostalgique breuvage !
This is the end, my only friend, the end !
Oui, je parle à ma bière, c'est la dernière de la "british series", et tant pis si les Doors étaient américains, parce qu'aujourd'hui, pour le début de "l'été", voici venue l'heure de la Summer Lightning.

Il s'agit d'une golden ale, comprenez une bière spéciale à la couleur dorée, et c'est vrai que sa clarté et sa parfaite limpidité sont des atouts de charmes non négligeables. La mousse est épaisse, elle semble onctueuse telle une crème fouettée du plus belle effet. Elle parait molle tout en gardant sa consistance compacte à la manière des fameux gelly originaires du même pays. J'espère juste que le gluant ne sera point !
L'odeur est très classique mais de bonne augure quant à la suite de la dégustation car j'aimerai vraiment finir sur une note positive. Et après avoir plongé ma bouche dans cette sacré mousse au touché soyeux et au confort remarquable, c'est une fraicheur totale qui m’envahit en délivrant une petite pointe d'amertume tout à fait agréable. Une bière très équilibrée, un véritable plaisir d'été grâce à sa légèreté exceptionnelle, son valeureux caractère et son goût présent, très commun mais sans fioritures. C'est une vraie bière comme on en redemanderait lorsque la température extérieure dépasse les 25°. On sent la nature, un soupçon de végétalité maitrisé, un peu d'aubergine à la sauce ratatouille, cela me semble plus légumé que fruité comme ça l'est habituellement. Bref, malgré ses airs tout à fait classique, cette Summer Lightning réserve quelques surprises, elle cache une espièglerie semblable à l'expression de son logo représentant la tête de Dyonisos, dieux du vin et de la bière.
Ma note : 7/10
C'est une bonne bière, qui réserve quelques originalités même si cela reste fort basique, bonne mais sans dégager quoi que ce soit d'extraordinaire. Elle mérite une note élevée en restant toutefois raisonnable.
Une dernière St Peter's comme ultime intermède de cette longue série de britanic beers, la Old Style Porter. Pour info, la porter est un type de bière brune anglaise, ancêtre de la stout.

Toujours avec sa bouteille d'old timer, ça fait quand même un peu bobo de boire une St Peter's, c'est pourquoi je vais adopter leur langage tellement branché, vraiment pluged tu vois. Et donc comme n'importe quelle porter qui se respecte, cette bière est très dark, on voit complètement nothing au travers voyez, le genre de bière qui parait strong mais qu'il est écrit qu'elle n'est qu'à 5,1 % d'alcool et que donc ça reste smart.
Il n'y a pas vraiment de bon smelling qui se dégage, ça parait un peu flat comme odeur, mais dés qu'on goutte on sent bien le powerfull de la bière, bien amère, bien présente, avec un arrière goût burned mais pas too much, une bière de caractère qui reste light quand même, et ça vu la chaleur qu'il fait outside, c'est plutôt une bonne chose.
Bon après je trouve qu'il y a quand même une saveur un peu étrange au begining, un goût un peu métallique et café en même time.
Bref, je ne suis pas super aware de cette bière, j'ai du mal à cerner son goût, elle me heurte le palais et me pique la langue, je suis écœuré dés la moitier du verre, c'est un peu shocking mais je ne like pas trop. Cette porter ne dégage rien de bien inspirant, c'est bof bof, un peu décevant de la part de nos voisins d'outre manche qui savent pourtant faire mieux que ça.
Ma note : 3/10
No no no, not good ! En fait on dirait une Guinness complètement fail, ça tord la gorge d'infectitude, ça se dégrade terriblement en se réchauffant, ça powned le bide en descendant, c'est vraiment rubish ! Sorry bro but this fuuu beer is epic tapage de bad !!!
Finissons en avec la brasserie Brewdog par celle qui n'est pourtant pas la plus trash, mais qui en à quand même le nom : la Trashy Blonde.
Bien sur, il faut la déguster dans des conditions trash si on veut pouvoir profiter pleinement de ce trashage qui nous est promis. Alors voilà, on se met torse nu sous la pluie, on se roule dans la boue en souvenir de Dour, vous faites ce que vous voulez mais moi je la bois en me ligotant avec des câbles d'alim !!!

Premièrement, c'est encore une fois une trash odeur qui se dégage à l'ouverture, mais un truc encore plus trash que d'habitude, une odeur de fruité trashement intense qui te fait penser directement que ça va encore être une bière super bonne à tel point que t'en a rien a foutre que sa couleur soit d'un superbe orange troublé car ta soif est tellement trash et tes papilles tellement excitées par cette odeur que tu bois d'office une grosse gorgée bien fraiche.
Et là mais en fait c'est trash, c'est bien amer, ça pétille comme il faut, c'est léger, et en fait après t'a un arrière goût trop trash que c'est pas très bon alors tu bois de nouveau pour que ça redevienne cool. Et du coup après, le trash arrière goût dégueu revient, du coup t'es zaraf, tu te dis "merde, c'est trop trash" alors tu rebois, et là en fait, c'est encore pire parce que le goût pas bon il te lache plus, tu as même l'impression qu'il est de plus en plus trash à chaque gorgée et qu'il remonte de plus en plus rapidement, alors du coup tu veux feinter, et la quatrième gorgée, tu décides de la garder en bouche assez longtemps pour profiter des trash arômes, mais bon, tu l'avales par erreur, du coup tu reprends un cinquième gorgée tellement c'est trash et là tu te concentres comme un ouf pour garder la bière sans l'avaler mais du coup ça fait monter une mousse trop trash dans ta gorge que tu sens que tu vas étouffer, alors tu avales et c'est encore raté, donc la seule solution serait de prendre une méga double gorgée tellement trash que si tu avales une fois il en restera encore suffisamment dans ta bouche pour pouvoir espérer sentir un peu ses arômes, mais alors là en fait tu arrêtes tes conneries, tu te dis que BOOYAH, que tu vas déguster cette Trashy blonde comme toutes les bières parce que ya pas de raison de se laisser impressionner par son nom à deux balles et que toi, maître bière, tu vas garder ce trashage en bouche bordel !
Et alors là tu transpires comme jamais, t'es écœuré, t'as envie de manger des pissenlits pour te passer le goût, tu supplies qu'on te donne moins d'amertume et tu chiales parce qu'une bière un peu trash t'as retourné ta langue de pseudo-picoleux, tu voudrais te cacher et retomber dans la facilité d'une Jupiler pression mais non. NON. Cette bière là mon vieux, elle est trash pour de vrai, et toi tu vas arrêter d'nous faire rigoler. Allez, on y r'tourne, huit ou neuvième gorgée, tu regrettes déjà alors que le verre n'est même pas encore reposé sur la table, tu grimaces comme un gosse, putain, mais pourquoi ils ont fait ça les mecs, franchement, ça sert à quoi de faire çaaa les meeeeeecs. Et là tu te tords parce que ça commence à atteindre ton estomac. Tu transpires. T'ouvres grand les yeux en te disant "merde, et si on m'avait empoisonné... Tu regardes la capsule pour voir s'il n'y a pas un trou dedans, tu tournes la bouteille pour voir la date ... 2013. Non, tout est normal, allez, du courage, encore une gorgée.
Un haut le cœur plus tard, tu sens le bout du tunnel se rapprocher, ta vue se trouble et la moindre lumière devient agressive. Tu frissonnes. Ça y est, tu te sens partir...
Et meeeeeeeeeeeeeeeerde ! C'est pas une p'tite bière un temps soit peu trashy qui va m'faire la peau. J'te la descend moi ça va pas trainer, en plus c'est la honte, elle fait que 4,1° tu vas pas m'faire croire à moi que c'est trash ça hein ??? Une gorgée, et plus vite que ça. Tu les sens les houblons hein ? Tu les sens ??? Y'en a combien ? Des millions... Ils en ont mis trop, c'est insupportable, des millions j'vous jure, de quoi pourrir un rouleau entier de papier PH ! J'espère que l'overdose de houblon fou pas la chiasse parce que là je vais y passer les gars. J'ai adoré faire des reviews avec vous. Je me souviens de tous ces bons moments passé à boire des bières en les commentant, de cette Weed infecte bue à Ere entre Chacals, des ces WestVleteren sur le seuil de l'abbaye, de ces bières ramenées de Suède pour le meilleur comme pour le pire, de cette Queue de charrue blonde dont j'ai pu apprécier le tout premier brassin grâce au hasard lors d'un pèlerinage à Vanuxeem, de cette chose bretonne bue avec Pornshop à Vincennes, de la Notre dame de la Tombe bue solennellement avec Petzi que c'est sa seule review et qu'on m'a volé mon appareil photo avec la version en HD dessus, et des Koenigsbier en veux tu en voilà, et de cette Pink Flamingo que Pornshop n'a jamais mis en ligne tant il craint, et de la Ginette que je devais boire avec Bolo, un jour, et de tous ces beaux verres à bière brisés à Orchies dans un seul élan, et ces Orvals qu'on ne sait plus acheter nul part, et de cette Quintine bio qui moussait à n'en plus finir, et de ces moult Suntory engloutis sur le sol japonais, et de la Rebelle, bière picarde enfin reviewtée avec Sadick, et de Pépito osant nonchalamment la review en une ligne puis accordant un 10/10 sans même remplir de rapport, et de la nouvelle génération de revieweurs incarnée par Paul qui sera sans aucun doute à la hauteur des ambitions que je place en lui, et à toutes ces bières plus ou moins bonnes que j'ai bues, parfois en les négligeant, parfois en les vomissant, à tout cela, je dit adieux, car la Trashy blonde a eu raison de moi. Oui, c'en est fini, mes papilles sont détruites, cette bière est un sabotage qui vous anéanti à tout jamais vous passant l'envie malsaine de recommencer à boire ne serais-ce qu'une goutte de ce que jadis je nommais religieusement LA BIÈRE.
Putain mais ça pu le haribo dans cette bouteille à moitié vide !!!
Ah, voilà qui me sort de ma torpeur, une bière qui sent le bonbec, quel scandale, ça ne se passera pas comme ça, j'irais la trainer au devant des juges afin que l'éternel prenne conscience du mal que la Trashy blonde essaye de semer autour d'elle. Buvez la cul-sec, qu'elle en soit punie ! Et c'est ce que je fit d'un levé de coude assuré, marquant ma déglutition d'un bruit grinçant, et posant énergiquement le verre d'un geste oppressant.
Merde, j'ai postillonné sur ma barre d'espace tellement le trash qui somnole en moi est en train de se réveiller tel un zombie clodo sorti tout droit du flim Street Trash. Je ne contrôle plus mes mouvements de bouche tandis que les nombreux rictus nerveux m'empêchent de tenir mon verre sans risquer le débordement de ce liquide bièreux qui détruirait agressivement n'importe quelle matière entrant à son contact. Le danger me guette, je me lève titubant d'un geste mal assuré, je tente des pas en avant sans succès, la paralysie est en train de montée depuis mes pieds, je regrette tous ces alcools frelaté consommés avec excès alors que je me débat comme un beau diable afin de retrouver mon autonomie de mouvement. J'explose d'un coup et tout en sautant le plus loin possible je hurle autant que mon abdomen le permet et pourtant rien ne sort d'autre que des morceaux de vomi camembereux à la fermentation avancée. Je me zombifi, c'est horrible, je me sens muter maintenant que mon esprit s'éloigne. Que faire, j'ai bu la bière de trop, j'ai cru pouvoir résister au trashage sans me douter que c'est lui qui m'emporterait vers les fins fonds du néant qui m'attirent inlassablement malgré l’énergie que je développe pour me libérer. J'arrive enfin, en me trainant essoufflé, jusqu'à mon but, la seule chose qui pouvait me sauver, cette chose en laquelle je donne une confiance aveugle, cette chose qui ne m'a jamais trahis, que dis-je cette chose, c'est une âme fidèle, pleine de grâce et d'équilibre qui me sauvera une fois de plus des méfaits que le cruel destin m'impose. Ça y est, j'ouvre la portière, je me hisse lamentablement sur le siège en m’agrippant au volant. Le silence succède au bruit sourd de la porte qui se claque. Je suis vivant. J'ai gagné. Je suis dans la Trash Saxo.

Ma note : 5/10
Bon hé bien le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ont eu la main lourde sur la fleur de houblon. Je le répète une nouvelle fois, à quoi ça sert de faire ça les mecs !!! Alors oui ok, c'est expérimentale, c'est innovant, c'est "disagne", je n'veut pas l'savoir, c'est TROP. Dommage. Mais par contre, qu'est ce que c'est TRASH !!!