Booyah   🍺    12/03/2011

Bon ba aujourd'hui une review sur cette bière particulière qu'est la Rodenbach.

Particulière car il s'agit d'une bière rouge, issue d'un procédé de fermentation mixte spécialement mis au point, et aussi parce qu'elle est vieillit en fût de chêne pendant 2 ans. Puis lors de l'embouteillage, un quart de cette bière vieillie est ajoutée à trois quart de Rodenbach jeune pour créer ce "mariage" parfait.
Et qui dit bière particulière dit forcement couleur, odeur et goût particuliers. Bien sur le fût de chêne n'est pas étranger à cela, il apporte une couleur rouge/brune transparente très jolie à la lumière, une fine odeur de boiserie, de forêt, et un léger goût de vin fruité.
Il y a aussi une acidité très présente qui ne plaira pas à tous le monde, un peu à l'image des faros, ça donne une espèce de champagne brut mais un poil sucré en fin de bouche avec des saveurs complexes et une amertume agréable.

Il y a aussi un côté historique qui est sympa dans cette bière. Une recette unique, une qualité préservée de générations en génération dans cette brasserie belge depuis presque 200 ans et sans aucun caractère religieux, pas d'abbaye derrière tout ça comme c'était très souvent le cas dans la Belgique de cette époque, et l’incorporation dans un groupe brassicole il y a seulement 10 ans témoignent de ce côté authentique.
Il existe aussi la Rodenbach Grand Cru mais je ne l'ai encore jamais trouvée en boutique. En même temps je ne cherchais pas vraiment mais il est temps de le faire maintenant.

Ma note : 7,5/10

J'apprécie beaucoup les bières originales et surtout celle comme ça qui font des efforts pour proposer de la nouveauté. En plus son goût me plait bien, mais il faut que sa dégustation reste occasionnelle au risque de s’écœurer un peu.

Rodenbach

Booyah et Pepito   🍺    24/01/2011

Ce soir, nous vous proposons une review winter en binôme de La Bush de noël. 🎅

Bush de Noël

Booyah : Bon alors puisqu'on a le vrai verre et que c'est la classe, on va se faire une petite review peinard de la Bush de Noël Pépit'.
Pépito : Ouai cool, moi j'adore ça.
Booyah : Bon alors moi je suis pas super fan, mais je dois dire que la couleur est vraiment très cool, un beau marron qui s'éclaircit à la lumière avec des pointes de brun caramel.
Pépito : Ouai, et on voit tous ces cristaux de sucres qui flottent entre deux eaux, c'est superbe !
Booyah : C'est bizarre mais l'odeur pique légèrement les narines, un peu acidulé comme ça mais ça rentre quand même profondément dans les bronches.
Pépito : Une odeur de Bush moisi fermentée qui hume le feu de bois.
Booyah : Ah ouai, une odeur de Bushé huhu !
Pépito : C'est la Bush que tu met dans ton feu le soir de noël, elle réchauffe le cœur et l'esprit.
Booyah : Bon goûtons ça maintenant.
Pépito : C'est un concept plus qu'une bonne boisson, l'idée véhiculée que dégage ce breuvage est plus sympa que son goût.
Booyah : En effet, c'est quand même très lourd, fort caramélisé, et même trop quand elle a un peu réchauffé, le goût sucré est vraiment très omniprésent.
Pépito : J'aime ce côté liquoreux, contrairement aux vins qui le sont, ce qui est mon grand paradoxe. C'est une bière qui réchauffe vraiment bien tout partout, je lui met 8,5/10.
Booyah : Je ressent bien la chaleur que tu décris, c'est agréable en entrée de bouche puis ça se dissipe rapidement en se dégradant, ce n'est pas vraiment ce que je préfère. Et autant j'apprécie les vins sucrés en quantité raisonnable mais autant là, avec cette forte amertume en plus, je suis moins conquis par ce mélange. Je reconnais cependant ses qualités, donc je ne serais pas assassin. Je lui donne 7/10.

Booyah   🍺    08/01/2011

Bon, alors comme cela avait été demandé, voici la review de la 3 Monts :

3 Monts

Bien sur je passerais sur son bouchon super galère à ouvrir sans tire-bouchon, et dont seule les dents permettent de l'ôter du goulot. Parce que même si c'est chiant, ça a du charme et ce morceau de métal rustique est classe !
Ensuite, lorsqu'on verse cette bière dans un verre, c'est une parfaite limpidité qui s'affiche, une transparente incroyable surmontée d'une mousse superbe, fine et onctueuse avec quelques bulles vraiment plus grosses que les autres tel un fromage. Esthétiquement, c'est beau, il faut le dire. Et c'est blond aussi, très blond !

L'odeur reste discrète, claire, fraiche et plutôt agréable mais sans plus, une odeur de bière blonde classique mais qui laisse quand même espérer un goût plus chargé que celui d'une pils. Heureusement car c'est une fermentation haute, ça joue pas vraiment dans la même cour. Les bulles sont microscopiques à l'oeil et douces au palais. Au goût, je remarque tout de même une franche acidité, mais qui se transforme rapidement en amertume, puis un goût profond envahi la gorges et vient mourir progressivement tout en accentuant son amertume. Tout cela se termine sur une note un peu salée qui à n'en pas douté accompagne parfaitement une chips ondulée au paprika et motive le consommateur à reprendre à nouveau une gorgée de ce fluide liquide.

Je me permet d'interrompre cette review car je trouve qu'on se fou un peu de ma gueule. Je suis en train de regarder en parallèle un reportage animalier passionnant sur l'Islande et les animaux bizarres de là bas, comme dans Microcosmos. Pas mal non? C'est Français.
Un mâle renard qui tue les gosses d'une femelle dont il n'est pas le père exprès pour la faire culpabiliser et s'accoupler avec elle car elle se doit d'assurer la succession de l'espèce. Si ces bêtes étaient des humains, il y aurait une enquête poussée de la part des forces de l'ordre et le type irait tout droit en prison pour un bon moment. Et moi, tout ça parce que j'ai un peu abusé des bonnes choses et nourri mon penchant pour les thèses d'Épicure tout en assouvissant ma passion pour les grosses cylindrées, je me fait emmerder par des juges que je connais même pas et qui me font subir des lois inexistantes il y a à peine 30 ans. Comme dans l'affaire des époux Rosenberg. J'appelle ça du plagiat ! Le tribunal a émis un jugement en l'absence de ma présence, comme sous la révolution française, je le sentais trop arriver !

Bon il faut le dire, cette review fût effectuée à la demande de PlayFab (ou de son père, peu importe), et c'est donc sans aucune idée de la note que j'allais donnée que j'ai gouté et décrit cette 3 Monts. D'autant que je n'avais pas forcement de bons souvenirs de cette bière, ni même de mauvais d'ailleurs mais c'est vrai que chaque fois que j'en ai bu une par le passé, elle était chaude, c'était avant un concert ou autre évènement du genre, du coup ce n'était pas toujours une partie de plaisir et ça donnait des gaz bizarres dans la demi heure qui suivait. (Mais bon j'étais jeune aussi, c'est pas ma faute si mes goûts avaient besoin d'évoluer encore un peu)
De plus pour moi ça a toujours été une bière Franco-Flamande un peu prétentieuse, certes très bien brassée, mais faussement authentique avec ce bouchon à la con, cette étiquette au goulot qui se colle mal et part toujours en couille et ces graphismes fait de gravures pseudo anciennes sur fond jaunâtre. En gros "Merfi Fire Louis XIV de nouf avoir offert un bout de Vlanderen pour vendre nô breuvâges avec abondance au beau paï de France alor'qu'aux Paï-Bas Español de vos cousins les Habsbourg ça faisait un bide total". MAIS je dois bien avouer qu'avec fraicheur et recul, c'est tout de même une bière vraiment sympathique avec un fort caractère. J'ajoute même qu'on décèle mieux ses saveurs lorsque la 3 Monts à un peu chambrée, à la manière d'une brune, ce qui prouve toute la qualité de son brassage.

Ma note : 7,5/10

Oui je sais bien que je ne sais pas apprécier une 3 Mont à sa juste valeur. Mais je suis encore étonné de la transparence de cette binouze, pareillement filtrée avec un goût aussi prononcé pour une blonde qui ne porte pas la fameuse mention "triple", c'est un tour de force. Soit c'est une triple qui s'ignore, soit l'orge est d'excellente qualité. Et la proximité de Poperinge lui apporte forcement un houblon parfait qui fait le reste. Mais ce n'est pas tout à fait la bière que je préfère. Il y a un léger quelque chose qui me froisse. Un jour je découvrirais quoi et le monde me respectera enfin !

Avec l'intégralité de l'album Machine Head de Deep Purple (1972), cette bière est un régal. (M'enfin toutes les bières sont un régal dans ces conditions là)

Booyah   🍺    02/09/2010

Bon ba là je suis à tout seul à Ere, c'est glauque, du coup je fais une petite review peinard dans ce lieu qui éveille mes sens et psychédélise mon esprit. C'était hier, j'ai fais ça sur mon Asus, donc je poste ça que ce midi.

Je vais donc vous présenter une bière trouvé par hasard à Vanuxeem il y a un mois et que j'ai achetée pour l'unique raison que la bouteille est S-U-P-E-R-B-E ! En tout cas c'est mon putain d'avis perso et je l'assume. Il s'agit de la Saint Paul.

St Paul Triple

Ouai cette bouteille fine, effilée et gracieuse m'a totalement convaincue. Au risque que le contenu soit plus dégueulasse que le contenant. Mais j'aime cette forme et je me tâte d'ailleurs pour ne pas rendre la consigne tant j'ai envie de la placer en exposition sur mon futur bureau d'un hypothétique appart que j'aurais peut être bientôt si tout se passe bien.

J'ai donc tenté les deux sortes de bière Saint Paul qui étaient proposées. J'en profite pour faire un clin d'oeil rectal à Paul qui est le seul non-Chacals à avoir fait le Chacals Semi-Trappist Road Trip à Vélow. Il y a donc la Saint Paul Triple et la Saint Paul Spéciale. La triple n'est finalement pas très intéressante, contrairement à d'habitude, 24h plus tard je ne me souviens pas du tout de son goût ni de son caractère. J'étais un peu déçu à vrai dire. Elle n'était pas mauvaise, mais pas franchement convaincante. Pas de quoi en faire une review digne de ce nom. Sauf que maintenant, c'est au tour de la Saint Paul Spéciale de se faire décapsuler, et là, c'est quand même autre chose. Déjà elle est ambrée, donc un goût forcement plus présent, cela même si elle n'est qu'à 5,5% contre 7% pour la triple. Mais elle est plutôt bonne.

Pour commencer c'est une couleur limpide, transparente et rougeâtre, pleine de nuances, une couleur vraiment belle qui glisse sur les parois du verre. La mousse fait beaucoup de bruit à la surface puis en un instant, elle s'apaise et devient silencieuse. Le goût est lui aussi très limpide, très clair, tout en restant doux et agréable avec ce soupçon trouble qui nous rappel le côté artisanal de cette bière. L'amertume arrive très tôt en bouche et dure longtemps encore après avoir avalé le breuvage. Mais ce n'est pas une amertume agressive, c'est une amertume de qualité, celle qui fait qu'on est enfin d'accord avec le blabla de l'étiquette : "brassée avec un choix exquis de houblons et malts". Oui, c'est traduis du flamand, mais le choix des matières première est sans aucun doute bon, l'acidité discrète est rafraichissante, on dirait presque une blanche-ambrée. L'odeur pour sa part souligne le goût à la perfection. C'est clairement une bière destinée aux amateurs de contrastes. Ni sucré ni salé, mais seulement amer-acide. Un délice quand on aime la bonne bière.

Ma note : 8,5/10

Une bière tout en complexité. Ça demande de la concentration pour déceler la totalité des saveurs, et encore, je pense qu'il m'en manque plusieurs qui nécessiteront une seconde dégustation. De toute façon, avec une bouteille aussi belle, nul doute que je ferais le plein de cette Saint Paul la prochaine fois. C'est un peu comme mettre du Super quand on a un moteur Diesel. Une exigence de rare qualité politiécologiquement incorrecte qui poussera le consommateur à sa perte tout en le laissant définitivement persuadé qu'il est un sauveur du bon goût, du bien être et de toutes ces petites choses qui font ces si bonnes soirées qu'on passe en Belgique.

Booyah   🍺    11/08/2010

Bon hé bien comme on a pas pu grimper le Mont Saint Aubert pour s'entrainer à vélo, j'ai décidé de goutter la Bière du Mont Saint-Aubert. Et même qu'elle a le dessin du mont dessus, incroyable ça !

Logo Mont Saint Aubert

Bon alors oui, c'est une des nombreuses bières brassé à Brunehaut, qui est quand même la brasserie la plus proche de Ere et de Bachy, c'est donc classe, mais quand je l'ai vu à Vanuxeem, je ne le savais pas encore.

Il s'agit d'une triple, étonnement légère d'ailleurs, très trouble et avec un peu de levure dans le fond, artisanale à souhait quoi. La mousse est belle, le nez présent mais classique et tout de même discret. C'est aussi le cas de son goût, plutôt difficile à distinguer, à mi chemin entre blanche et blonde, des bulles très fines, du caractère tout en restant désaltérante. En fait, c'est un excellent compromis, et je me verrais très bien en boire une fraiche en haut du mont Saint-Aubert tout en admirant la magnifique vue sur Tournai. Ce sera pour septembre !

La bière du Mont Saint Aubert

Ma note : 7,5/10

Une onctuosité très agréable, pas mal de rondeur en bouche, un goût quand même un peu effacé, mais pas mal de corps, le tout dans une bière à 8°, c'est pas mal, mais pour une triple, je m'attendais à quelque chose d'encore meilleurs.

Pepito, Booyah et Bolo   🍺    04/08/2010

La Weed

Imbécile heureux espérant beaucoup de cette bière de merde

Booyah : Ya quelque chose quand même !
Pepito : Wouais, moi j’sens rien, j’ai l’impression de boire de l’eau amère effervescente.
Bolo : Y’a un petit gout qui frappe la gueule dès que tu la mets en bouche, mais qui dure pas.
Booyah : Ça,change hein, c’est vrai que ya des notes discrètes.
Pepito : Putain ce chat ! Il veut bouffer la mort au rat il fait chié !
Booyah : Discrète originalité, provenant certainement des notes d’agrumes en arrière bouche me faisant penser un peu à du fanta orange.
Ainsi queeee… Une fine amertume en entrée de bouche qui caractérise ce gout unique fidèle à la transparence trouble de sa couleur.
Bolo : Mwwouais. Ça veux rien dire booyah.
Pepito : Attend, t’as déjà lu une review à booyah ?
Bolo : Elle a vraiment une couleur d’urine infecté, avec la mousse d’eau de vaisselle qui est retombé
Booyah : La mousse est décevante, c’est vrai. Il faut qu’elle soit belle et onctueuse.
Mais c’est étonnement comme c’est sec , un peu la consistance d’un vin sec.
Bolo : C’est fait où cette merde ? En France ? Dans le 6-2.
Pepito : Wikipedia dit que la France est le deuxième producteur de chanvre au monde loin derrière la Chine.
Bolo : Mais la Chine fait du chanvre de merde aussi !
Booyah : Ya vraiment que du marketing la dedans

La note de Bolo : 3. A peine meilleur que la Carapils.
La note de Pepito : 3.5. Que cette bière fasse chier Bolo est une chose rectale. Je met donc une note légèrement supérieure.
La note de Booyah : 6. Oui car certes c’est un peu light mais c’est sommes tout plutôt bon, et ce petit coup original me plait.

il a réussi à commercialiser son breuvage-maison, courant 2006, sous l’étiquette « La bébête qui monte ».
La brasserie artisanale était alors installée dans un hangard de son beau-père, agriculteur à Haisnes.
Depuis, Thomas a fait un sacré bout de chemin et transformé sa passion pour le houblon en profession.

2 000 litres pour tester
En août 2007, il s’est en effet décidé à créer seul « La brasserie artésienne ».
Il lance alors la « Saint-Glinglin », une blonde triple de fermentation haute à 9°, qui n’a rien à envier aux bières d’abbayes belges. « C’est assez costaud. C’est la plus forte bière artisanale de la région, brassée sans conservateur ni additif. Elle vient d’ailleurs d’être médaillée dans un concours national », souligne le jeune entrepreneur, qui en a produit environ 9 000 litres depuis l’été dernier.
Sa « Weed » n’en est pas encore là, mais après trois semaines seulement d’existence, les prévisions sont plutôt bonnes. « J’ai tiré 2 000 litres pour tester la clientèle.
Elle est commercialisée chez quelques grossistes, mais je fais surtout de la vente directe à des bars et discothèques de la région, qui reçoivent un public jeune. » Ainsi, Thomas a déjà séduit des patrons de cafés et de pubs à Arras, Lille, Lens et Béthune, où la « Weed » se consomme en bouteille de 33 cl, de préférence sans verre.

Pas d’effet planant...
La nouveauté, l’originalité de cette bière, la seule au chanvre au nord de Lyon, y sont certainement pour beaucoup. Mais ce serait manquer de respect au palais de son fabriquant, d’abord consommateur, que de ne pas évoquer son goût, unique lui aussi. « C’est très fleuri au nez avec une forte odeur d’agrumes.
Le goût est assez difficile à expliquer, assez herbacé, à mi-chemin entre la fraîcheur d’une blanche et l’amertume d’une Orval »,commente Thomas. Question éthique, l’ingénieur, fourni en chanvre par un producteur isérois, se veut rassurant.
Malgré son nom, bien connu des fumeurs d’herbe, puisqu’il qualifie la marijuana en anglais, la « Weed » n’a pas d’effet planant... « Le chanvre, c’est du cannabis sans THC, sa substance active » , prévient-il.
Pas d’effet planant peut-être, mais à 5,5°, enivrant quand même...

Là, on se marre bien.
Pour corroborer nos dires, un lien menant vers un forum d'autres testeurs
http://forum.touteslesbieres.fr/topic4078-weed.html

On voit vraiment que c'est une bière marketingay.

Et je confirme qu'on a bu ce breuvage à Ere, et entre Chacals fourbu d'une dure journée de labeur. J'en veux pour preuve cette image :

Fourbu