PapaDikembe   🍺    24/03/2021

Lorsque la 🍺 se transforme en 💧

Vedett Extra Playa 🏖️

Les Lagers ne sont habituellement pas des bières que je considère, particulièrement lorsque je me trouve entre deux allées bien achalandées de cette vénérable institution qu'est Vanuxeem. Néanmoins, le marketing Vedett étant ce qu'il est, j'ai posé la main sur la Vedett Extra Playa 🏖️ et aussitôt Las Ketchup est venu tinter à mes oreilles 🎶 buididipi 🎶

Aserejè ja de jè de jebe tu de jebere seibiunouva

Alors c'est sûr, en terme de design et de chill-appeal on est bien, c'est chatoyant, relax et funky à la fois. Mais lorsque la capsule, voile de pudeur devant cet insipide breuvage, n'est plus là pour faire illusion, s'abat sur notre pauvre gosier un tsunami de banalité fadasse...

Extra plate

Point de soleil, de plage, d'Espagne ou autre tube de l'été. Pas non plus de "soupçon d'ironie et de touche de citron vert" avec lesquels Vedett prétend avoir brassé cette bière.

Juste une bonne grosse dose de foutage de gueule marketing voilà tout : 3.5/10


Brussels Beer Project - Wunder Lager 🪖

Une fois la chorégraphie terminée, du sable encore plein les orteils, je me suis mis en chasse d'une concubine à cette bière en vue d'une union reviewesque. Ni une ni deux, c'est une autre figure du marketing brassicole belge qui nous la fourniera : la Wunder Lager 🪖 de chez Brussels Beer Project !

Plus de sobriété visuel et moins de playa mais résoluement plus de contenu et pas mal de surprise dans cette kleine Flasche !

De surprise donc, car comme on le sait, l'odeur ne fait pas la bière et ici l'odeur fortement houblonnée nous laisse perplexe eut égard aux 3.8° et à l'appellation "Lager" que nous indique l'étiquette. Et c'est bien une claque d'amertume qui débarque dans votre palais, violemment, puissament, mais somme toute très fugassement pour doucement s'estomper et se transformer en eau. Utile pour ce qui devient officiellement ma bière de table.

Les 5 fruits et légumes par jour enfin réunis

Et je ne suis probablement pas le seul, car de nombreux historiens attestent que la Bliezkrieg n'a été rendue possible que par l'ingurgitation quotidienne de cette bière à la cantine du Reich.

C'est d'ailleurs de là que viendrait l'expression "À Lager comme à Lager"

Quoi qu'il en soit, cette Wunder Lager est une Wunder Bier : 7.5/10

Booyah   🍺    24/02/2021

Il fait beau, il fait chaud, les fleurs sortent de terre et le gosier s’assèche déjà. Il est temps de mettre les bières de noël de côté et de ressortir les IPA du frigo. Bon, alors tout de même, ce ne sont pas les grandes chaleurs, commençons donc par une IPA dont l’épaisseur réchauffera autant que le houblon rafraîchira : la Brique House Yankee Trouble !

Bientôt une Booy'Ale aromatisée aux petites fleurs ?

Car il s’agit effectivement d’une intense troubletée, très intense même, de celle qui mousse abondamment et qui opacifie la vue au point de vous faire douter de sa buvabilité. De celle qui explose ses odeurs houblonnées aussi loin qu’elle le peut et qui, finalement, ne semble pas si antipathique que ça ! Évidemment, la lumière ne passe ni au travers du liquide, ni même de sa mousse, ce qui en dit long sur sa “trouble attitude", mais comme j’aime les âmes sombres, cela ne me fait pas peur, je décide sur le champ d’attaquer la dégustation. L’odeur est étouffante, je me mets en apnée et je bois une gorgée.

Je tousse tant c’est amer. J’en renverse pour rendre à la terre ce qui vient de la terre, et aussi parce que je me sens attaqué dans le plus profond de mon palais par ce trop plein de houblon qui surprend tellement qu’un rejet naturel du cerveau s’opère au premier contact. Las, je reprends mes esprits, je regoutte et me force à avaler pour sentir enfin toute cette plénitude ! Car c’est de cela qu’il s’agit, une telle osmose avec les éléments que la rude absorption se révèle comme une nouvelle expérience que la vie nous offre !

Je me remémore à présent cette phrase plus ou moins exacte : “à la Brique House Brewery, on place des vieilles briques issues des corons du nord dans nos fermenteurs, c’est drôle et ça donne un goût unique”. En effet, c’est original, et il faut surement beaucoup de houblon pour masquer le charbon incrusté dans ces bouts de murs depuis tant de générations ! Mais quand même, il y a surdose là, non ? Alors j’avoue qu’on ne sens pas tellement la brique, quoique le simple fait d’en être conscient peut suffire à se l’auto-sentir, mais surtout, il faut bien admettre que malgré sa quantité semblant colossale, ce houblonnage est vraiment réussi ! Onctueux, à l’attaque franche, mais avec une fin de bouche qui s'adoucit, se fruite follement puis s’acidule pratiquement sur le milieu de la langue. Ce houblonnage, je le place en haute estime en gardant toutefois en tête l’épreuve qu’il a fallu surmonter pour en apprécier les bienfaits.

Ma note : 9/10

C’est pas une bière de débutant ! Elle a vraiment le pouvoir diabolique de vacciner définitivement tous les noobs qui la goûteraient alors qu’ils sont habitués à leur satanée despé… Et c’est en ça qu’elle est cool, une IPA pour les connaisseurs, les vraies, les purs, les Chacalcooliques quoi ! Même ce petit moucheron qui s’est suicidé dans mon verre semble avoir apprécié ses derniers instants malgré son jeune âge. C’est une bière dangereuse à ne pas mettre entre toutes les mains, mais pour ceux qui ont la chance de s’y frotter, elle ne laisse pas indifférent ! Rien que pour ça, je lance un grand merci à mon cher et tendre Paul pour son petit colis si bienveillant <3 <3 <3

PapaDikembe   🍺    09/05/2020

Tome IV : Schneider Weisse ou l'ultime libation

Mettons un point final à cette saga en visitant aujourd'hui la brasserie Schneider Weisse, encore en bavière, forcement.

Mais que peut-il encore nous apprendre sur les bocks ?

Me direz-vous. Et bien beaucoup. Et je vais vous le prouver dès maintenant !

Schneider Weisse est une brasserie atypique à plusieurs titres :

  • Premièrement cette "petite" brasserie "familiale" (300 000 hectolitres par an face 1,5 millions de Paulaner) ne produit que des "Weizen bier". Des bières de froment donc pour ceux qui suivent cette saga. Mais ces bières sont déclinées dans de nombreux styles.
  • Deuxièmement, l'équipe commerciale de la brasserie n'est constituée que de sommeliers de la bière diplômés.
  • Troisièmement, l'héritage familial est poussé à son paroxysme et la liste des patrons successifs est étonnante et extrêmement diversifiée :
    • Georg Schneider I
    • Georg Schneider II
    • Georg Schneider III
    • Mathilde Schneider
    • Georg Schneider IV
    • Georg Schneider V
    • Georg Schneider VI

Je les ai trouvées dans l'annuaire !


Schneider Weisse - TAP06 "Mein Aventinus"

Fort heureusement Mathilde est venu meler ses ovaires à toutes ces couilles et a, en 1907, ajoutée l'Aventinus (devenue TAP06 - Mein Aventinus) à l'éventail des bières de la brasserie. Son nom a été tiré d'un historien allemand de la renaissance, Johannes Aventinus. Mais ça on s'en fout, nous c'est le gôut.

Une belle mousse laisse souvent présager de bonnes choses

Cette TAP06 titrant à 8.2° est donc une Weizen-Doppelbock, fusion de 2 styles riches en gôut et en épaisseur qui donne une bière aussi chargée que l'échangeur de Grand Bigard un vendredi soir !
Épaisse céréale bananière réconfortante, caramel sirupeux et torréfaction puissante, ce petit délice vous prend dans ses gros bras molletonneux. Parfaite sensation pour une soirée hivernale !

Ca mérite bien un 8/10 ! Ma préférée de toute cette saga.


Schneider Weisse - TAP09 "Aventinus Eisbock"

Après cette belle réussite toute en puissance, repoussons les limites et franchissons le pas de trop, l'Aventinus Eisbock.

Pourquoi Eisbock, qui veut dire Bock glacée ?
Et bien parce que pour obtenir un concentré, à la fois en alcool et en saveurs, de l'Aventinus précédemment dégustée, le maître-brasseur à eu la "bonne" idée de s'inspirer de légende de 1930 qui veut qu'un tonneau de bière gela partiellement lors d'un hiver rugeux et qu'une fois la glace enlevée, le résultat fût une Eisbock, nectar surpuissant.
Évidemment c'est industriellement que ce processus est aujourd'hui reproduit, nécessitant donc le double de matière première (précieuse Aventinus TAP06) pour la même quantité finale de bière.

Autant de puissance qu'un joueur du VAFC

Après dégustation, je vous conseille vivement de vous en tenir à l'Aventinus "classique" déjà bien assez riche comme çà.
L'Eisbock c'est trop de tout.
Trop d'alcool pour commencer (12°). Omniprésent il gâche terriblement ce qui aurait pu être un beau produit.
Ensuite trop de chocolat/café (café viennois pour les austrophiles) et trop de lourdeur maltée.

Résumons donc : Nous sommes sur une Rochefort 10 bien périmée qui arriverait même à écoeurer Booyah.
Et ceci en gâchant tout un volume de très bonne bière pour produire une bouteille de celle-ci.

On s'en tiendra donc à un très généreux 5.5/10, en grande partie pour l'anecdote.

Ainsi s'achève cette saga des Bocks. L'une insipide, l'autre ultra-violente, souvent gustativement intéressantes et toujours riches d'une culture brassicole millénaire.
Je ne peux que vous inviter à gouter chacune des bocks qui viendront à croiser votre belle et longue route !

Booyah   🍺    26/03/2020

Profitons du confinement pour déguster une bière datant des dernières vacances d'été : La Liechtensteiner Brauhaus Club Bier 04 Hoppla!

Deux particularités sont incluses dans cette unique bière. Elle est originaire du Liechtenstein, un micro pays coincé entre la Suisse et l'Autriche, et c'est une Kellerbier houblonnée.

Mais vous me direz : Qu'est-ce qu'une "Kellerbier" Booyah ?

Alors, comme l'a si bien fait Papadikembe au sujet des "Bock", je me vois obligé d'ajouter ma pierre à l'édifice culturel de la bière en vous racontant la belle histoire des "Kellerbier".
Il était une fois, au lointain moyen-age lors duquel les teutons se virent éclaté en mutliples duchés réunis sous la bannière du Saint Empire Romain Germanique, un nouveau type de bière apparu. Plusieurs siècles avant que ne soit découverte la fermentation basse dans la belle ville de Pilsen, les bavarois savaient déjà brasser à faible température une "bière de cellier", en anglais "cellar beer" qui allait donner son nom aux Kellerbier. Car en effet, leur maturation à la fraîche donnait ce genre de bière plus désaltérantes que le reste de la production. De nos jours, les Kellerbier, aussi appeler Zwickelbier selon les Landers, sont bien sûr des Lagers, avec toujours cette spécificité de ne pas être filtrées ni pasteurisées, ce qui leur confère quand même un goût bien plus authentique ! Mais la principale originalité de la Kellerbier, c'est surtout d'être maturée dans des fûts en bois non fermés, ce qui lui fait évidement perdre une bonne partie de son gaz. Ce qui n'est pas pour me déplaire. Je n'ai pas dit fermenté, car cela donnerait une gueuze, mais bien maturé en fûts ouverts, c'est à dire vieilli quelques semaines.
Intéressant n'est-ce pas ? Sauf que notre Kellerbier de ce jour est une version plus houblonnée qu'à l’accoutumé, comme son petit nom le laissait deviner !




Pour en revenir à cette Club Bier 04 Hoppla!, je ne peux que lui reprocher son manque d'odeur, même les 5 bons houblons ne sautent pas au nez, et c'est un peu dommage, mais par contre, quelle rondeur fantastique une fois en bouche ! Là est tout son panache, sa grandiosité, son excellence et sa typicité. Parfaitement limpide et superbement équilibrée. La discrétion de son odeur trop fine est compensée avec brio par la justesse de son goût et la beauté de sa robe. Sa fraîcheur est un beau clin d’œil aux hautes montagnes dont le Liechtenstein est composé en majorité, étant situé au cœur des Alpes, et sa suavité transparente fait référence au Rhin marquant la frontière avec la Suisse et s'écoulant doucement vers le lac de Constance.

En effet, quel beau pays que le Liechtenstein, sa capitale Vaduz et son château fort médiéval surplombant la ville dans lequel la famille princière vit toujours comme si le temps s'était arrêté sur le champ de bataille de Marignan... Mais quelle grâce aussi, tout y est propre, les gens sont riches, le soleil est radieux, la population est composée à 85% de banquiers et 15% de douaniers, le pays roule sur l'or et ça se voit ! La montagne d'un côté, la plaine du Rhin de l'autre, le décor est bucolique et les Edelweiss sûrement très nombreuses. Mais comme il n'y a pas de ce type de fleurs à Nemours, j'ai immortalisé mon Edelweiss à moi. Certes, il est vert, mais sa forme est la même, ce sont mes bébés Lupins qui surgissent comme par magie au printemps avec ces feuilles si caractéristiques ! 😍

À la fraîche

Vous remarquerez aussi ce magnifique verre qui me ressemble tant ! Pour en revenir à notre bière, je note tout de même un beau travail sur le dosage des houblons qui est intéressant de part ce côté un peu effacé mais qui relève parfaitement le reste la bière quand on la bois à la manière d'un soupçons de piment d’Espelette dans une bonne tomme de brebis des Landes. Ce n'est pas archi amer, pas super fruité non plus, mais c'est vraiment simple et efficace, c'est de la bière aromatisée à la bière. J'apprécie !

Ma note : 7,5/10

Alors, effectivement, on n'est pas loin d'une Lager, mais en version vraiment améliorée. Une version qui sublime le style tout en conservant une exceptionnelle légèreté. Une version qu'on aimerait déguster en haut d'un sommet après une ascension de plusieurs heures sous le soleil du Tyrol. Cette Club Bier 04 Hoppla! n'est pas une bière de dégustation, ce n'est pas non plus une bière de soif, c'est un magnifique produit intermédiaire destiné aux moments privilégier du réconfort après l'effort, à la taverne ou au Biergarten et avec le plus d'amis possible... Ce qui en ce moment, est fortement compromis.




Booyah et PapaDikembe   🍺    17/03/2020

Afin de trancher avec toute cette douceur fruitée et de finir en beauté, nous commandons les 2 bières les plus fortes de la carte.
En galopin car prudence est mère de sureté, l'écoeurement pourrait vite arriver (et qu'elles coûtent un bras en demi).

Blanc Dryhop - Gallia (10°)

Un petit muscadet peut-être ?

PapaDikembe : C'est une dry hopping, on passe du coq Gallia à l'âne !
Booyah : C'est distingué, subtil cette fois.
PapaDikembe : Le bar s'est rempli.
Booyah : C'est pas la même population que l'autre.
PapaDikembe : Untappd parle de "French Oak barrels."
Booyah : C'est extrêmement fruité.
PapaDikembe : Hum, c'est particulier. Il y a du sucre, c'est un petit muscat, c'est le repaire de la gueuze ici.
Booyah : Mais elle n'est pas sour.
PapaDikembe : Non, c'est une saison… que de sucre, on pourrait la boire à l'apéro, au dessert, avec un gâteau au chocolat glace vanille !
Booyah : J'aime quand même son équilibre, c'est un breuvage délicat.
PapaDikembe : Écoeurante par contre, bonne mais écoeurante. Bien pour l'apéro.
Booyah : Le boisé est hyper fin, je trouve ça sympa.
PapaDikembe : 7,5/10 avec modération car elle écoeure très vite.
Booyah : C'est vrai qu'un galopin à deux suffit… Allez je dois lui trouver une note, pas facile après tout ce qu'on a déjà bu.
PapaDikembe : C'est le dur métier de revieweur
Booyah : L'endurance, c'est clair… Pour le coup, je mets comme toi 7,5/10.
PapaDikembe : Dur à trouver sur Untappd, on ne sait pas trop ce qu'on boit en fait.
Booyah : Mais si, c'est de la dryhop… Mais au goût on se demande.
PapaDikembe : Ah ouai, selon eux c'est quand même aussi une berliner weisse. Sinon y a une collab qui ressemble...
Booyah : Mais on n'est pas des putes ! Par contre on est vraiment dans le temple de la Berliner Weisse !

Corde Sensible - Gallia (Impérial Russian Stout | 13.2°)

Un gros rouge qui tâche

PapaDikembe : 4 mois dans des fûts de chêne qui contenaient du whisky French from Bretagne, et brassée avec du café de nos amis "Terre de café"
Booyah : Oooh oui, ça pu le café !
PapaDikembe : Cold stipping… On sait pas c'est quoi...
Booyah : On test ?
PapaDikembe : Heula, que c'est café !
Booyah : Ouai, ça pu hein.
PapaDikembe : Et choco.
Booyah : Heuuu non.
PapaDikembe : Bon c'est surtout à l'odeur, pas au goût. Plutôt liqueur de café je dirais.
Booyah : Comme le Kalhua, pour faire le russe blanc.
PapaDikembe : Baileys.
Booyah : Non, ça c'est de la crème de whisky.
PapaDikembe : Ouai, Baileys quand même, je n'aime pas trop cette bière.
Booyah : Heureusement que ce n'est qu'un galopin… C'est réglisse aussi, je ne déteste pas.
PapaDikembe : Oui, réglisse.
Booyah : Réglisse tourmenté !
PapaDikembe : Liqueur de café !
Booyah : Beaucoup d'alcool, c'est clair, et c'est un peu lourd mais c'est ouf comme elle est puissante.
PapaDikembe : J'ai hâte de retourner à mon bol rempli de framboise !
Booyah : On a les mêmes goûts tout les deux 💕 (j'ai ajouté ça pendant que Papadikembe était aux WC).
PapaDikembe : Ce bar est tiptop, il y a des miroirs subliminaux dans les chiottes.

Et même la mauvaise !

Booyah : Il est grave roots.
PapaDikembe : Je vais dire 4/10 pour l'effort, la complexité, le temps passé en fût et le whisky.
Booyah : Moi je sens pas le whisky, que l'alcool… et donc le whisky breton, certes… 5,5/10. Boozy !!!

Booyah et PapaDikembe   🍺    09/03/2020

Battle de Berliner Weisse !

Nos deux valeureux héros ont fuit cette horde de hipters et se dirigent maintenant vers une verified gargotte voisine d'une centaine de mètres seulement : le bar Tony Gallia, qui comme son nom l'indique est un bar de la brasserie francilienne Gallia.

À Foison - Gallia (Abricot/Mirabelle | 7.2°)

Booyah : Changement de décor avec ce bar entièrement dédié à la brasserie Gallia
PapaDikembe : Allez on se prend que des Berliner Wiesse
Booyah : Oula, bon ok, on fait ça. Groseille ou mirabelle ?
PapaDikembe : Les deux !
Booyah : Heuuu, tu es sur que ce sont des bières ça ? T'as vu la couleur ?

Sont-ce réellement des bières ?!

PapaDikembe : Ça me fait penser à la façon dont je mange toujours mes 2 yahourts à la fin des repas : Un aux fruits jaunes et un aux fruits rouges. Et je mange toujours le jaune en premier !
Booyah : Je suis bien d'accord avec toi, le jaune est plus doux
PapaDikembe : Même si cette bière est plus orange que jaune
Booyah : Oui, car c'est avec de l'abricot
PapaDikembe : Ah ouiiii, un vrai jus d'abricot. Sur Untappd les gens s'en plaignent...
Booyah : Moi qui la pensais forte comme une mirabelle des Vosges avec ses 7,2°...
PapaDikembe : Des Vosges de Pantin...
Booyah : Bon, venons en au fait
PapaDikembe : Trop bon, on sent rien, y a vraiment 7,2° là dedans ??? Que de l'abricot, genre punch, pas Sour
Booyah : C'est pas une Sour c'est une Berliner Weisse
PapaDikembe : Un petit peu Mirabelle vers la fin
Booyah : Dingue comme c'est épais ! Avec pétillance hyper fine
PapaDikembe : Oui tu le vois sur le bord du verre avec son coq fièrement dressé
Booyah : La couleur me fait débloquer
PapaDikembe : Ça n'a pas le goût de bière, pas la pétillance et pas la texture
Booyah : C'est pas vraiment Sour
PapaDikembe : Ils font pas de growlers de ça ?
Booyah : Tu prends ça au petit déj, c'est clair
PapaDikembe : Je lui met 8/10, mais c'est pas une bière, donc 7,5/10, c'est bien
Booyah : Moi je suis perdu
PapaDikembe : On te demande juste de noter un jus d'abricot !
Booyah : C'est du punch pur, je lui met 7,5/10 comme toi mon chou !

Le champ sauvage - Gallia (Groseille | 5°)

Un champ de groseille

Booyah : Au nez c'est plus Sour que l'autre, me voilà rassuré moi qui suis plus groseille qu'abricot.
Oh oui ! Oooh ouiiiii 🤯 c'est booooooon ! Ça sent la bonne note !
PapaDikembe : C'est fade...
A la deuxième gorgée, oui, c'est acide, c'est sucré, mais toujours pas de groseille
Booyah : Si ! Les groseilles c'est super acide !
PapaDikembe : Petit aparté : il est super ce nouveau stylo de DJ Jeff, tu as bien fait de le prendre pour le mariage. Rien à voir avec le stylo optique Plantrou de la review précédente...
Booyah : J'adore cette bière, je pourrais en boire des litres
PapaDikembe : Bon là elle est Sour, d'accord. Elle est "tart" aussi.
Booyah : Tart c'est genre râpeux, comme si tu avais de la poudre dans la bouche, genre Smecta.
PapaDikembe : Le côté Smecta je le sens bien là. En remplacement de l'orange.
Booyah : Pour moi la messe est dite, c'est un superbe 9/10
PapaDikembe : Ça mérite pas 7/10, c'est 6,75/10 et je n'enlève même pas le demi point de "ce n'est pas une bière" !
Booyah : Je la termine dans un état d'extase totale ! (Jouissance)

Un round partout !
PapaDikembe vote pour l'abricot et Booyah pour la groseille. Il va en falloir une 3ème pour se départager...

Njut - Gallia (Framboise | 4°)

Njut et sa belle robe rosée

PapaDikembe : On continue sur les berliner weisse.
Booyah : Tu as un magnifique pull de Noël.
PapaDikembe : Non non ce n'est pas un pull de Nöel mais un pull d'hiver, il est pour tous les jours et mon fils a déjà régurgité dessus, ce qui lui donne encore + de cachet !
Booyah : Ola oui, ça sent la framboise de ouf au nez (la bière, pas le pull), mon fruit préféré !!! Et en plus, cette fois, elle en a vraiment le goût !
PapaDikembe : Oh oui, ça sent bon la framboise industrielle ! Je retourne en enfance ! Le goût WAOUH, c'est sour là et pas très sucré.
Booyah : C'est pas sucré la framboise, c'est très acide aussi.
PapaDikembe : Oui mais cette bière est un peu sucré.
Booyah : Certes c'est très cool pour rincer la bouche.
PapaDikembe : Meilleur que la groseille car elle a le goût.
Booyah : C'est tout aussi bon !
PapaDikembe : Mais en été, ça aurait été meilleur.
Booyah : Moui.
PapaDikembe : En effet elle rince bien !
Booyah : Oh que oui !
PapaDikembe : C'est notre oasis au milieu de tout ce sucre.
Booyah : Cette acidité me fait kiffer !
PapaDikembe : Bonne rinçeuse : 7/10
Booyah : Hum petit joueur, je surenchérit !
PapaDikembe : C'est vrai que 7 n'est pas généreux… Mets 8/10, plus que l'abricot, car là, c'est vraiment de la bière !
Booyah : Bravo ! Moi 9/10 comme la groseille, mais elle est différentes !

Maman, Papa et gros bébé Njut