"Tiens, je vais faire une petite review car ça caille vraiment beaucoup et que le pays entier est en grève !"
Telle fut ma réflexion. Et pour l'occasion, voici la Memminger Flight, une blanche allemande sans prétention mais tout à fait de circonstance en cette journée glaciale.
En effet, avec sa bouteille bleue et son étiquette montagneuse bien enneigée, quoi de plus approprié pour une dégustation hivernale.
Car oui, même si elle est probablement destinée à rafraîchir les gosiers bavarois lors des chaudes journées d'été, moi je décide que c'est maintenant qu'elle doit être bue !
Ouai, je suis comme ça, moi, des fois !!!

Et bien m'en prend, car je peux être certain qu'elle restera fraiche encore longtemps en lui mettant les fesses dans l'herbe givrée, et car finalement, son puissant goût de céréale est capable de réchauffer autant les âmes que les corps. Sa rondeur est fameuse, son épaisseur est nourrissante, et sa texture onctueuse ne me laisse pas indifférent. De plus, avec ses 5,1° d'alcool, elle n'est qu'à 0,1° de la Jupiler ! Le verdict final, suite au versement de l'abondant dépôt de levure, est une explosion de saveurs troubles, opaques, sombres, mystérieuses et d'encore beaucoup d'autres adjectif qui n'ont rien à voir avec ce que ressentent les papilles. Mais vous commencez à me connaître, je suis champion pour tourner autour du pot !
Naturellement, le froid intense m’empêche de vous révéler toutes les senteurs de cette bière, tant mon nez s'est bouché au contact de l'air dantesquement hivernal. Mais franchement, si vous connaissez quelque peu les Hefeweizen, je pense ne pas avoir besoin d'en dire plus...
Ma note : 6,5/10
Ouai bah quand même, cette bière reste du classique, mais de celui qu'on aime boire et reboire, celui qui ne lasse pas et qui s’apprécie en toute saison. Finalement, c'est ça qu'on retiendra le plus de cette journée ! (et aussi un peu les manifestants qui sont en train de se geler le cul comme des bâtonnets de poisson panné Captain Igloo)
Ce soir, c'est un événement, je fais une review d'une bière non périmée !
Ce fût un gracieux cadeau obtenu d'un notable collègue, et néanmoins ami, répondant au doux nom d'Olivier. Mais pas celui de Douai dans Confession intime, car lui venait du sud du Nord, de Maubeuge pour être tout à fait exact, mais il s'en est sorti quand même. Il était même trop intelligent pour avoir le droit de rester parmi la plèbe d'Infico et a eu la chance unique de se faire licencier. (j'espère que ce texte ne sera pas publié de mon vivant...)
C'est donc lors de ses seules vacances offertes par Bachy, qui l'ont conduit jusqu'en Suisse, qu'il me rapporta ce potentiel délice, la Cuvée Alex Le Rouge, superbe batch millésimé de l'an de grâce 2012 d'une "Jurassian Imperial Stout" dont rien que le nom du style me fait frémir. Naturellement, en fan absolu de notre grand empereur, des stouts, ainsi que des produits du Jura, vous imaginez que mes papilles frétillent déjà, comme elles frétillent d'ailleurs depuis maintenant 5 ans que ce flacon est dans ma cave.

Avec lui, je partageais un nom bizarre, Plantrou/Ducroux : même combat, et donc beaucoup de souffrance lors de l'affaire du belge qui n'était très pas gentil avec les enfants et qui avait le prénom de notre patron à Infico... Bref, Olivier, cette bière fût tienne, je te dédie donc ce poème !
Car d'originalité, il est ici question,
Avec un degré d'alcool aussi peu rond,
10,276%, c'est vraiment magnifique,
Je bave de désir devant cette sainte relique.
Petit pshit lorsque je l'ouvre,
Le breuvage, enfin, se découvre,
Son épaisse mousse semble venir de Belgique,
Alors qu'elle sort des caves du jurassique.
Je sens monter un intense nez boisé,
Les vapeurs d'alcool commencent à m'enivrer,
Sa couleur très opaque tire vers le marron
J'attaque sur le champ la dégustation.
La puissance aromatique très intense,
Et l'attaque franche éveillent mes sens,
Elle développe une belle rondeur en bouche,
Avant qu'un violent sucré ne fasse mouche. (j'ai visité la sucrerie de Pithiviers-le-Vieil le weekend dernier, je sais de quoi je parle !)
Cela semble étouffant mais la finale est acide,
Voilà une vraie bière d'homme, pas pour les caïds,
L'alcool achève d'emplir sa mission,
Il apaise et donne la longueur, c'est bon !
Oui c'est bon, car c'est à maturation,
Ainsi va la grande loi de la fermentation,
Comme l'étiquette le dit d'un air suave :
"Se séquestre aussi plusieurs années en cave"
Plus elle réchauffe, plus elle est ronde,
Diantre, que cette bière est gironde,
Mais ce qui me plait le plus là dedans,
C'est sa consigne à 1 Franc.
Car cette monnaie issue de la révolution,
Fut l'or divin de Napoléon,
Mais seule la Suisse sait que le temps,
Est la vertu des humbles gens.
Ce temps qui permet lentement à l'orge,
De venir jusqu'à délecter ma gorge,
Mais qui est aussi responsable,
d'un dépôt tout à fait abominable...
Je l'ai bue 6 mois avant sa péremption,
C'est, pour moi, faire acte de rédemption,
Je ne soulignerai que sa principale qualité,
Non pas sa finesse, mais sa remarquable complexité !
Ma note : 8.75/10
Voilà une bière efficace, elle envoie du pâté dans ta bouche comme t'en bois pas souvent.
Si je dois faire mon mea culpa, j'avoue l'avoir peut-être laissée un peu trop longtemps à Mouchin, Bois-le-roi, Paris puis Nemours avant de la boire. C'est vrai, elle s'est dégradée en à peine 30 minutes après son ouverture. Mais c'est digne des plus grand Bordeaux n'est-ce-pas ?
Toutefois, qu'elle expérience généreuse m'a fait vivre cette Cuvée Alex Le Rouge qu'on qualifierait à juste titre de "bière vivante".
Équilibre parfait comme seules les stout en sont capables, puis un vrai caramel liquoreux, avant de prendre des allures de gueuze décuplé par son aspect très boisé.
Le fond s'est ensuite tristement caractérisé par un dépôt monstrueux, imbuvable, un jus de chaussette avec des morceaux tout durs comme je n'ai jamais vu ça auparavant. Y'a pas à dire, les suisses ne sont pas comme nous...
C'est le seul bémol, mais il est de ma faute, je l'ai totalement mérité.
Je finirais par lister les ingrédients qu'on n'a pas l'habitude de voir dans une bière : Poivre de Sarawak, Thé russe, Vanille bourbon. Grande classe !
Bravo donc à la Brasserie BFM, qui fête d'ailleurs ses 20 ans dans 10 jours, alors si vous allez en Suisse, faites le détour, son Impérial Stout vaut le coup : http://www.brasseriebfm.ch
("pichet offert si tu viens en combi latex") :-)
OMGaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaD
Mais comment j'ai loupé ce post miraculeux ???
J'aime le Congo belge, comme Tintin, et même peut-être un peu plus !
C'est donc dans la joie et la négresse que je suis venu porter un message de passion à mes amis congolais, car aujourd'hui, j'ai bien travaillé, j'en profite pour tester un nouveau format de mini reviews plus efficace.
Je vais donc vous présenter la brasserie Viven, même si je sais de source sure que certains ont déjà bu tout ça.
Tant mieux, ça leur permettra de confirmer mes dires et d'entrer en transe avec moi avant même la 3ème gorgée !
Vive la brasserie Viven (oui je sais, c'est un jeu de mot facile...)

Viven Ale :
En l'ouvrant, il m'a semblé qu'elle sentait très bon au début, ce fut fort furtif. La péremption ne l'aide pas a développer ses arômes et c'est bien de ma faute, mais toutefois, elle devrait sortir de sa simplicité en réchauffant un peu.
Le calme des alentours n'a d'égal que la chaleur de cette journée : énorme ! Mais la verdure aide à se ressourcer ! C'est tout l'intérêt de cette bière, elle désaltère parfaitement tout en envoyant un soupçon d'amertume suffisamment fin pour ne rebuter personne.
Voilà une belle entrée en matière, s'il s'agit bien de la plus basique des bières de cette gamme. La suite promet d'être intéressante...
Ma note : 7/10
Très chouette quoi que sans surprise, elle fait bien le job. Et même plus, elle ne fait pas que couper la soif, elle fait PLAISIR, voilà le mot qui traduit toute sa valeur !
Viven Master IPA :
Rien que l'utilisation du mot "Master" promet du lourd !
Et pourtant c'est sage au début, timide au milieu et discret vers la fin...
On arrive quand même à en tirer quelque chose en la faisant monter en température. A boire l'été donc, ça tombe bien, c'est le principe des IPA.
Concernant son originalité, je reste un peu sur ma faim, c'est du classique, finement brassé, mais pas digne de faire tomber les papilles sur le cul.
Ma note : 7/10
Cette Viven Master IPA respire le sérieux et la qualité, mais elle ne m'a pas du tout fait grimper au rideau, et c'est bien dommage.
Le mieux dans ce type de bière, c'est quand elle se démarque des autres, mais ça devient de plus en plus difficile par les temps qui courent...
Viven Blond :
Belle fraîcheur à l'ouverture, un nez de bière belge classique qui me fait saliver, beaucoup de rondeur en bouche...
La brasserie Viven maîtrise ses classiques, c'est typiquement ce que les belges savent faire de mieux ! Pourquoi chercher à faire des bières sophistiquées - au risque de les louper - quand on peut déguster un délicieux bout de terroir ?
Petit goût de banane fraîche type Tongerlo pression du Dos d'Anne de Mouchin/La Glanerie, corps consistant tel une Chouffe et saveur de l'alcool bien présent, mais en quantité raisonnable, du genre Chimay blanche.
Cette bière offre un beau voyage fruité entre Flandre et Wallonie :-)
Ma note : 8,5/10
Facile à boire, agréable quelque soit le temps ou les circonstance, la Viven Blond est presque parfaite, comme tant d'autres me direz-vous, oui, mais quand on aime...
De la pure bière belge de tradition, rien que pour ça je lui tire mon chapeau bien bas !
Viven Imperial IPA :
Le nom annonce la couleur, elle sera conquérante ou ne sera pas !
L'odeur reste discrète, la première gorgée un peu timorée, puis, tout en subtilité, les arômes se révèlent enfin. Et après quelques gorgées, le vide s'étant créé dans le verre laisse enfin place à quelques senteurs exquises.
Cette bière réclame de la patience, à n'en pas douter ! D'ailleurs, contrairement à la Master IPA, là je suis totalement conquis et contraint d'avouer mon admiration. La floralité de cette Impériale est puissante, l'amertume est minime, l'équilibre est magistral !
Une forme d'art qui me fait mieux comprendre la devise de la brasserie Viven : "The art of Belgian brewing".
Ma note : 9,5/10
Elle a mis du temps avant de s'exprimer pleinement, mais c'est souvent la signature des grands de ce monde !
Viven Porter :
Vamos, vamos mi amor... te quiero p**a ! C'est pas de la petite porter de danseuse de salsa !!!
Je suis en présence d'un fumé qui, loin d'être délicat, a le mérite d'être dominant.
Mas mas mas, por favor, mas mas mas si si señor...
Bon, trop c'est trop, et là c'est vrai que c'est beaucoup, mais quelle atomisation une fois en bouche, çan' y va pas avec le dos d'la cuillère.
Le côté porter est très bien, sec en fin de bouche, peu de mousse, léger mais chargé, tout y est.
C'est le côté fumé qui en met plein la gueule. Et c'est pas d'la tarte, car comme dit Tony sur Untappd... "un poil écœurante" ! Et il faut bien reconnaitre que ce grand homme a raison. Son palais surentraîné a parlé, lui qui aime tant les Porter, il l'a dit, c'est trop fumé ! Lui qui enchaine les roulés à l'Interval blond le reconnais, trop fumer, c'est possible, et c'est mal ! Dieu existe donc ?
Ma note : 7,5/10
Ouai, porter de ouf, vraiment ultime, un truc pour les vrai roots qui ne sentent plus rien, elle manque clairement de finesse, mais elle envoie tellement de paté qu'elle force le respect.
Conclusion :
Bon, OK, j'ai craqué sur la note de l'impériale, et alors, malgré une gamme un peu inégale, c'était mérité. Car dans un tout autre registre que les quadrupel auxquelles on met facilement 10/10, cette IPA était remarquable, et sa péremption de 3 mois y est peut être pour quelque chose (pour une fois). Au moins, comme il vous faudra attendre 3 ans avant de pouvoir goutter la même bière dans les même circonstances, je suis tranquille et peux clamer haut et fort qu'elle était PARFAITE !!!
Pour le reste, Viven alterne le bien et le moins bien, mais ses produits ont tous la qualité d'être authentique, et ça, c'est très très bien.
Il ne me manque plus que la brune à goutter, un jour viendra où je la trouverais, et vous serez les premiers au courant, fidèles lecteurs de mon coeur (surtout toi Paul) :-)
Oh my god, my god, my god, ma toute dernière Akim T, la Milk Chocolate Stout !
Brassée à l'aide d'un grand chocolatier (Laurent Couchaux) surnommé "le prof du choc", en collaboration avec la réputée brasserie du pays flamand, et dont la liste d'ingrédients affiche de la pâte de cacao 100% de République dominicaine et de la vanille de Madagascar. Deubeule rainbow ! Oh my goooooooood !!!

C'est surtout une forte odeur torréfiée qui s'échappe de la bouteille, presque café finalement. Puis dans le verre, cela devient plus subtile, mais quand même très bière heureusement, stout, porter, ce genre de boissons quoi. Mais j'ai peur que l'age ai un peu altéré son nez...
Par contre en bouche, c'est grandiosissimement puissant. Peu onctueux, très sec, pas du chocolat au lait quoi, mais du vrai Van Houten qui t'astringe le palais déontologiquement sans te refiler les kilocalories d'un milka de supermarché buiscuité par des grosses tapettes. Là on a la langue en feu de dieu, on garde en bouche pour en profiter un max et on avale au moment qu'on sent le plus approprié pour décupler les sens papillaires de façon ultime. En fait je me demande même s'il ne manque pas une pointe de piment d'Espelette pour venir soutenir cette bière charnue et révéler en elle toute sa complexité.
En fait, je pense sincèrement que cette bière fait dire n'importe quoi !
Ma note : 4 étoiles
Je sais vraiment plus ou j'en suis, elle me surprend autant qu'elle m'ennuit, elle est aussi ronde que tiraillante, elle nettoie les dents autant qu'elle les picote... Les sentiments sont tout perdu avec cette milk chocolate stout, déjà le nom n'a aucun sens et prête à confusion, et moi j'aime plus trop les cons qui fusionnent.
Ou alors elle est vraiment trop périmée
Je vais vous faire une Confidence... les fleurs poussent même à travers la glace. Akim T en sait quelque chose !
Et quelle générosité a-t-il encore réussi à mettre dans une pareille bouteille, ça sent le fleuriste à plein nez, un bouquet remarquable, une limpidité conservée même bien après la date (presque 2 ans) et ce malgré sa non filtration, une étiquette toujours aussi pure et mystérieuse, ce gars savait vraiment bien y faire !

La bouche est franche, ronde mais caractérielle, ne se laissant pas si facilement apprivoiser. Il faut savoir aller puiser dans le fond de ses papilles afin d'en relever la totalité des saveurs. Beaucoup de choses se mélangent, de l'herbe sèche, du champêtre printanier, des coquelicots sauvages (et je ne dit pas ça parce que je la déguste à Nemours).
L'amertume est vraiment saupoudrée, l'ensemble est cohérent, très bien construit, facile à boire par sa légèreté mais pas ridicule en arôme.
Le plaisir est au rendez-vous, la finesse aussi.
Attention, je viens de verser le fond de la bouteille dans mon verre, je m'attend à une gigantesque rudesse, tant la couleur en a pris un coup dans sa gueule... Mais non ! Même avec les levures inside, c'est énorme en gout, énorme en passion, énorme en bière !!!
Le contrôle est total, la maitrise irréaliste.
Cette bière est un chef d’œuvre, du grand art brassicole, de celui auquel on aimerait tant avoir à faire au quotidien et qui nous rappelle combien nous sommes fragile et émotif, nous, les épicuriens, les profiteurs du monde moderne dans ce qu'il sait faire de mieux. Vite, une place au MoMA pour cette bouteille !
Ma note : 9,99/10
Voilà une bien belle plante, de la sève coule dans cette bière, sa confidence est sans doute qu'elle a beaucoup d'autres choses à nous dire, mais qu'on n'a quasiment plus aucune chance d'en boire de nouveau.
Elle est magnifique dans son style, certes on peut préférer d'autres style de bières, mais là, c'est d'un véritable modèle dont on parle. Un exemple à suivre, quelque chose d'ultime, de sérieux, de proche de la perfection.
Et ma confidence à moi, c'est qu'elle se boit so-pèr, en feuj ouaich ! Et même par -7,5° dehors, c'est idéal pour kiffer !
Ma baraque étant enfin terminée et habitée, voici donc le Préambule de tout ce qui va suivre, merci Akim T !

On ne présente plus ce maitre brasseur de prestige qui, collaborant avec les meilleurs brasseries du Nord-Pas-de-Calais (ici Thiriez), nous a offert quelques produits remarquables de justesse et de jouissance. De plus, cette bière est une des rares qui puisse encore être dégustée sur cette planète, car Monsieur Akim T ne brasse hélas plus depuis au moins deux ans. Il 'agit donc d'un spécimen rare que Tony m'avait gentillement mis de côté dans sa boutique voici un long moment. Je les ai oublié dans la cave de mes parents, et comme je suis en train de tout rapatrier, je redécouvre les merveilles issues des abimes de mes achats compulsifs brassicoles.
Voyez donc qu'avant même de l'avoir ouverte, cette bière raconte toute une histoire !
Et l'histoire continue de s'écrire, car la brasserie disparue n’empêche pas les sens de s'émouvoir. L'étiquette est chouette, le nom mystérieux, la description parfaite met instantanément l'eau à la bouche. Malgré sa péremption de quelques mois, la transparence est limpide, le houblon a joué pleinement son rôle de conservateur, et la mousse qui en découle me fait vraiment saliver.
Son nez puissant et maitrisé est un délice à lui seul, faisant ressentir toute l'onctuosité et la finesse aromatique que cette bière laisse espérer. La floralité est extraordinaire avec un soupçon de poivre blanc et une douceur générale rudement agréable.
L'entrée de bouche "orientale" comme le décrit l'étiquette n'est pas présente, sans doute que le vieillissement l'a anéanti. Il faut savoir que des "fleurs fraiches de jasmin ont été infusées lors du brassage". Si on veut... Le breuvage est rond mais l'amertume prend très rapidement et fortement le dessus. Une telle domination du houblon fait vraiment croire à une IPA dans le plus pur style à la mode en ce moment. Le côté floral et herbacé s'estompe progressivement en fin de bouche pour laisser sa place à une longueur uniquement faite d'une amertume légèrement astringente.
Ma note : 9/10
Là franchement, on a affaire à de la qualité, de la vraie ! Cette Préambule est vraiment du genre généreuse, en goût, en houblon, en sensations. Je m'en veux un peu de l'avoir oublié si longtemps, mais comme je me sens un peu le dernier des Mohicans à boire de l'Akim T, me voilà fier et consolé.
Quand même... what a beer !!!