On connait tous la série des Saint Feuillien, biÚres chargées, un peu lourdes, avec une pointe d'originalité parfois surprenante, dont amertume et saveurs spéciales sont le lot habituel. Voici maintenant que cette brasserie sort la Saint Feuillien Grand Cru. Le potentiel semble intéressante mais je me permettrais pour la suite de la review d'abréger ce nom à rallonge en SFGC !

La couleur est d'un beau blond troublĂ©, plutĂŽt jaune mais pas trop vif tirant trĂšs lĂ©gĂšrement vers l'oranger selon la pĂ©nĂ©tration lumineuse, il y a Ă©normĂ©ment de petites bulles qui remontent lentement Ă la surface, comme si elles n'Ă©taient pas pressĂ©es, du genre totalement relax les bulles, ou alors sont elles gĂȘnĂ©es par un liquide lourd et opaque ? L'odeur un peu houblonnĂ©e est faible et difficile Ă percevoir alors que la superbe mousse dense aux bulles microscopiques se stabilisant Ă environ 5mm dâĂ©paisseur donne une irrĂ©mĂ©diable envie d'y tremper les lĂšvres.
Ce dont je ne me gĂšne d'ailleurs pas pour faire afin de mâimprĂ©gner de cette SFGC de l'intĂ©rieur. Et de constater son goĂ»t trĂšs clair et limpide, comme si la perfection de ce monde Ă©tait biĂšre, comme si la synthĂšse de toutes les blondes de fermentation haute Ă©tait enfin faite. Lâamertume est ni trop discrĂšte ni trop violente, la lĂ©gĂšretĂ© du liquide est avĂ©rĂ©e, point trop de remplissage de bide mais pour autant on sent que quelque chose descend tout du long de lâĆsophage. Quand au goĂ»t, il tire vraiment vers le vin blanc lorsqu'on garde une gorgĂ©e en bouche, on sent l'alcool de maniĂšre lĂ©gĂšre, juste ce qu'il faut, et pourtant avec ses 9,5 % on pourrait s'attendre Ă quelque chose de plus extrĂȘme. Lorsqu'on avale la gorgĂ©e plus rapidement, il y a une petite sensation de fraicheur mentholĂ©e qui envahie la bouche avant que l'amertume et la puissance du malt ne prĂšne le dessus puis s'Ă©vanouissent lentement au fur et Ă mesure que la gorge ne s'assĂšche. Le goĂ»t restant alors dans le fond de la salive Ă©tant tout de mĂȘme dominĂ© par lâamertume de ce houblon typique des Saint Feuillien.
Ma note : 9,5/10
GoĂ»t parfait, pĂ©tillance parfaite, couleur, profondeur, Ă©quilibre parfait, tout y est, mĂȘme la spĂ©cificitĂ© parfois Ă©cĆurante de certaines Saint Feuillien est ici tellement bien dosĂ©e qu'elle en devient une vĂ©ritable qualitĂ©, assurant un fruitĂ© exceptionnel pour un rĂ©sultat tout en nuance. Cette SFGC est une grande blonde Ă goutter sans plus attendre, et il n'a vraiment pas manquĂ© grand chose pour qu'elle atteigne la note maximale. Un nez plus prĂ©sent et enivrant, peut ĂȘtre un degrĂ© d'alcool en moins pour rĂ©vĂ©ler encore plus de saveurs, du dĂ©tail quoi. Une chose Ă©tonnante aussi, la prĂ©sence de vitamine C en derniĂšre place de la liste des ingrĂ©dients. Pourquoi, comment, qu'est ce que ça signifie ? Aucune idĂ©e mais j'aime pas trop ce genre de blague. M'enfin quand mĂȘme, c'est bien humiam !
Ceci fuuu rédigé il y a un mois :
Bon, mes quelques problĂšmes prĂ©fectoraux avec la marĂ©e chaussĂ©e m'obligent Ă faire rapidement une review avant de replonger tristement dans une trop longue pĂ©riode dâabstinence brassicole. Du coup, je vais en profiter pour boire quelques biĂšres sorties de ma rĂ©serve dont la date de pĂ©remption Ă©tait en juin de l'annĂ©e derniĂšre... Qu'Ă cela ne tienne, elle ne sont surement pas du genre Ă se dĂ©prĂ©cier avec le temps. En plus c'est la classe, j'ai le vrai verre, donc je vais boire ces deux Colmar.

Je commence par la blanche, parce qu'une blanche artisanale c'est souvent une bonne surprise, et parce que j'ai envie de boire une blanche. C'est encore moi qui choisi hein. Bon donc une fois versĂ©e dans le verre, on constate que c'est plutĂŽt une couleur typique des blondes qui ressort, mais au bout de tant de temps de maturation, ce n'est probablement pas Ă©tonnant. Les bulles sont Ă©tonnamment fine lorsqu'elles remontent Ă la surface et deviennent encore plus fine lorsqu'elles restent Ă la surface. Le liquide est d'une limpiditĂ© rarement atteint pour une blanche, ce qui ne manque pas de crĂ©er mon Ă©tonnement, une fois de plus. Finalement ce sur-vieillissement n'est peut ĂȘtre pas une si mauvaise chose.

En bouche, cette biĂšre offre une grande prĂ©sence et dĂ©veloppe abondement tous ses arĂŽmes. Je sens effectivement un goĂ»t dominant de blanche, mais avec une lĂ©gĂšre pointe de caramel, du sucre qui pourrait Ă©cĆurer mais qui nâĂ©cĆure pas, ce n'est pas franchement amer mais ça a quand mĂȘme du caractĂšre, enfin voilĂ quoi, c'est pas mauvais mais pas non plus parfait.
Ma note : 7/10
Je crois me souvenir avoir achetĂ© ces biĂšres fin septembre dĂ©but octobre 2009 alors que je faisais les vendanges en Alsace, sur cette belle terre unique qui mĂȘle avec passion viticulture et brassiculture. Et en plus c'Ă©tait Ă Colmar, ça ne fait aucun doute, et mĂȘme que c'Ă©tait au IntermarchĂ© pas loin de lĂ oĂč ma tante elle habite avec mon oncle et mes cousins. Acheter de la Colmar Ă Colmar, voilĂ qui Ă©tait bien inspirĂ©. Par contre avoir attendu aussi longtemps, je dois avouer que c'est peut ĂȘtre un peu dommage. Donc la prochaine fois que j'y retournerais, il faudra quand mĂȘme y regouter pour valider cette review qu'il faut donc prendre comme une Ă©valuation de biĂšre vieillit par mes soins, et ça veut tout dire, croyez moi, aprĂšs un an de maturation dans ma chambre de Lille-Fives puis un an et demi dans la cave de Rouen.
Ceci fuuu rédigé il y a 3 jours :
VoilĂ , ma pĂ©riode de sevrage administrative s'Ă©tant enfin terminĂ©e sur une note positive, je peux lĂ©galement m'attaquer maintenant Ă la Colmar blonde. Ăa sent bon, une odeur trĂšs claire et fruitĂ©e, une mousse Ă©paisse et prometteuse, une couleur d'un jaune parfait subtilement troublĂ©. Ăa donne trĂšs envie !

En bouche la texture est douce, le goĂ»t trĂšs rond dĂ©gage une agrĂ©able saveur florale glissant vers la gorge relevĂ©e d'une pointe dâamertume proche de la perfection. C'est une biĂšre vraiment onctueuse Ă la mousse crĂ©meuse. La faiblesse de son taux d'alcool de 4,8% est peut ĂȘtre Ă l'origine de cette explosion de saveur qui se diffuse dans l'entiĂšretĂ© du corps avant de remonter jusqu'Ă la tĂȘte afin de marquer celle ci d'un grand sourire de satisfaction. Je lui trouve un Ă©quilibre assez exceptionnel dont je suis incapable de dire si la longue pĂ©riode de maturation que je lui ai imposĂ© en est la raison. J'ai bien hĂąte de goutter cette biĂšre fraichement sortie de sa brasserie pour comparer.
Ma note : 9/10
Si j'avais su que cette Colmar blonde était si bonne, je ne l'aurais sans doute pas concernée si longtemps avant de la boire, et je peux vous garantir que les prochaines que j'achÚterais seront descendue dans le mois. J'ai comme qui dirait quelques désir inavouables de retourner me faire un petit week end en Alsace moi. Quelqu'un est chaud pour m'accompagner ?

AFFLIGEM TRIPLE, 9%.
BiĂšre dâabbaye, brassĂ©e en Belgique. Petit dĂ©pĂŽt de levure dans le fond de la bouteille : Ă servir lentement de prĂ©fĂ©rence.
Design relativement sobre, aux couleur foncĂ©e et dâallure moyenĂągeuse. Assez plaisant et sĂ©rieux, Ă©voquant une biĂšre de caractĂšre.
Belle couleur dorée. Vraiment, sa couleur est un de ses atout ! La robe est magnifique. Les bulles sont fines et donnent de trÚs agréables sensations sur le palais.
BiĂšre trĂšs douce et ronde avec peu dâamertume : niveau goĂ»t et puissance en bouche, elle est trĂšs modeste malgrĂ© ses 9%. NĂ©anmoins, elle se laisse descendre sans aucune difficultĂ© ; câest assez exceptionnel pour un taux dâalcool pareil. Une biĂšre juive, une biĂšre de traitres ! Une spĂ©ciale, triple de surcroit, qui pourrait bien plaire aux gonzesses. Amis puceaux, cette biĂšre est Ă offrir Ă votre dulcinĂ©e avant de conclure. La fourberie qui se cache derriĂšre cette robe est dâune puissance extrĂȘme... JâĂ©tais presque soĂ»l (en fait gentiment joyeux) Ă la mis-bouteille.
Sans grande surprise, le fromage du mĂȘme nom sâaccorde bien avec la biĂšre. Savoureux et fort en goĂ»t, sans ĂȘtre Ă©coeurant. Fond en bouche, son lĂ©ger piquant rappelle celui des bulles. Une vĂ©ritable valse Ă deux temps.
Ma note : 7/10
PECHERESSE, 2,5%.
Câest une biĂšre belge, de la catĂ©gorie toute particuliĂšre des lambic (Comme la Kriek, brassĂ©e par Linderman, au mĂȘme titre que la Framboise, lâApple ou encore la fameuse Cassis). Câest donc une biĂšre dont lâobjectif est de donner un goĂ»t prononcĂ© de fruit, Ă savoir la pĂȘche dans le cas prĂ©sent...
La bouteille est magnifique. Graphisme de style art-nouveau, mĂ©lange de Vitor Horta et dâAlphonse Mucha : le gros kiffe pour moi. Petit particularitĂ© ; le format : 37,5 cL ! Autre particularitĂ© concernant la bouteille ; un couvre-chef classique (une capsule), qui dissimule un bouchon. Pour lâouvrir ; il vous faudra donc vous munir dâun dĂ©capsuleur ET dâun tire bouchon...
La couleur nâa rien de bien particulier ; celle dâune biĂšre ; une couleur quâon aime de toute façon, si ce nâest quâelle tire vers le orange. Les bulles sont volumineuses dans la bouche ; un peu comme celles dâun soda.
Passons au goĂ»t. DâemblĂ©e, je dis âchapeauâ. Enfin une biĂšre fruitĂ©e et sucrĂ©e qui nâest pas Ă©coeurante, et qui reste relativement amer. Câest une biĂšre de dĂ©gustation, mais aussi une biĂšre dâapĂ©ritif, une biĂšre amusante pleine de fraicheur. A vous recommander !
Mentionnons tout de mĂȘme que la PĂȘcheresse peut ĂȘtre mĂ©langĂ©e avec une Bush pour former le cocktail dĂ©tonant rĂ©pondant au doux nom de âPĂȘche-melle-Bushâ. Câest une rude affaire que de finir un verre de ce mĂ©lange ; je pense quâil est la cause dâune des pire cuite de ma vie (vomi, black-out, rĂ©veil en sursaut âputain-chuis-oĂč ??â, etc.).
Attention : ne confondez pas ce cocktail vĂ©ritable avec la biĂšre brassĂ©e par Dubuisson, la âPĂȘche Melbushâ. Ce biĂšre se revendique ĂȘtre le mĂ©lange sus-mentionnĂ©. Cependant, elle est simplement dĂ©gueulasse et ne mĂ©rite mĂȘme pas une review sur ce forum.
Ma note : 7/10
Pour suivre la review précédente, goutons la Barbãr Bok.

Il s'agit de la version brune de la BarbĂŁr classique, avec son Ă©tiquette plus foncĂ© et sa mascotte habillĂ©e d'une robe du temps des cavernes. La BarbĂŁr brune semble donc ĂȘtre une femme !
Pour le reste c'est toujours une biĂšre au miel mais dont l'odeur ne dĂ©gage pas plus de saveur que ça. On s'attend mĂȘme Ă quelque chose d'assez doux, se rapprochant du bonbon, on ressent le sucre sans le sentir vraiment. Du coup, surpris par la noirceur absolument opaque du liquide, on goute, et on approuve.
C'est doux, ça pĂ©tille peu, ça glisse tout seul, comme un cafĂ© sans caractĂšre dans lequel on aurait plongĂ© une cuillĂšre de miel afin de le rehausser. Miel qui se fait beaucoup plus discret que dans la BarbĂąr blonde. Il doit ĂȘtre Ă l'origine de cette douceur et anĂ©anti probablement l'amertume Ă lui tout seul, mais pourtant on ne le sent pas vraiment. La puissance du malt hautement torrĂ©fiĂ© lui passe dessus. Le mĂ©lange est finalement rĂ©ussi, le dosage Ă l'air savamment Ă©laborĂ© pour donner une boisson aussi Ă©quilibrĂ©e. Boire de la BarbĂŁr est quelque chose qui m'a toujours fait peur, non pas Ă cause de ce nom terrifiant mais plutĂŽt Ă cause de la surdose de sucre que contient toujours le miel, ce qui s'est d'ailleurs tout Ă fait vĂ©rifiĂ© avec la blonde, mais cette brune est par contre bien plus intĂ©ressante. Ce qui ne lui empĂȘche pas d'ĂȘtre lourde. Sa couleur marron foncĂ© en est d'ailleurs la meilleure preuve, on sait qu'on aura moins faim aprĂšs l'avoir bue qu'avant.
Mais ce n'est pas fini, on touille un peu les levures contenues dans le fond de la bouteille et on verse le reste dans le verre Ă moitiĂ© vide pour le rendre Ă moitiĂ© plein et dĂ©couvrir un tout autre goĂ»t. Bon du coup la couleur se rapproche de plus en plus de celle de la Guinness mais passons, car l'amertume pointe enfin le bout de son nez. Ăa reste lĂ©ger mais c'est tout de mĂȘme un peu plus de corps qui se dĂ©verse dans le mien. De discrĂštes traces de miel ne se distinguent plus qu'en fin de bouche. Les Ă©pices prennent plus d'importance. Selon la liste des ingrĂ©dients, il y a du coriandre et du curaçao. On constate aussi la prĂ©sence de blĂ© noir en plus de l'orge, ce qui en fait une recette assez complexe Ă priori.
Ma note : 7/20
Ce n'est franchement pas mal mais la lourdeur de cette BarbĂŁr Bok tend Ă mâĂ©cĆurer Ă la longue. Peut ĂȘtre qu'un poil plus de pĂ©tillance limiterait cet effet sans pour autant vouloir la transformer en biĂšre trop gazeuse. Mais malgrĂ© que j'ai un peu de mal Ă finir ma chopine, il faut reconnaitre que c'est tout de mĂȘme un produit d'excellente qualitĂ© bien que n'Ă©tant pas tout Ă fait ce que je prĂ©fĂšre. Pas de note assassine donc, mais un peu en retrait de ce que ça pourrait mĂ©riter. A vous de juger maintenant.

Bon alors pour aujourd'hui, attention, voici une review de barbare !!!
HĂ© oui quoi, la BarbĂŁr :

Bon alors en fait pour vous expliquer j'ai acheté le verre au "Pont de France" en face de chez moi (héhé) parce qu'il est chouette et qu'il était à 1,5 ⏠avec pleins d'autres verres collectors comme ça, du coup j'en ai pris un de chaque c'était cool. Mais alors j'ai du acheter ensuite de la Barbãr pour pouvoir remplir ce verre avec classe. Un verre que Fab détesterait, soit dit en passant ! Et donc voilà , je me retrouve à gouter cette biÚre ... au miel. C'est le nom d'une sorte de pùte jaunùtre trÚs sucrée qui sort du trou de cul des abeilles, ou un truc comme ça.
Bon alors je suis rassurĂ© par la qualitĂ© du breuvage depuis que je sais que la BarbĂŁr est produite par la mĂȘme brasserie que la Hopus, excellente blonde dont la review ne saurait tarder. La brasserie Lefebvre Ă Quenast (Rebecq en Wallon) pour les curieux. Et c'est vrai que le versage envoi des effluves mielleuses au fond du nez, on ne nous a donc pas menti, il y a bien du miel lĂ dedans (2,5 %), j'ai un peu peur mais c'est trop tard pour reculer alors que dĂ©jĂ un rĂ©flexe inqualifiable translate la petite chopine dĂ©polie tout droit vers ma bouche. Ce mouvement se transforme en un geste sur qui rotationne mon poignet afin de laisser couler du miel aromatisĂ© Ă la biĂšre dans ma bouche, ou un sorte de mĂ©lange du genre, peut ĂȘtre le contraire, je sais plus trop.
Bon alors bien sur c'est sucrĂ© mais pas trop, c'est surtout trĂšs goutu, un peu floral, ça me rappel totalement quelque chose d'autre mais je ne sais plus quoi. Le chouchen surement, ça paraitrait logique. AH non voilĂ , c'est la Troussepinette de notre ami Karaguicheff, son alcool local de VendĂ©e que j'Ă©tais le seul Ă apprĂ©cier Ă Valenciennes. Ba voilĂ , c'est de la Troussepinette cette BarbĂŁr ! Exactement, l'attaque en bouche est la mĂȘme, des arĂŽmes de miel mais pas un goĂ»t de miel Ă proprement parler, sauf que cette biĂšre est tout de mĂȘme moins sucrĂ© et Ă©cĆurante que la Troussepinette. Et puis lorsque le goĂ»t de miel commence Ă s'estomper, c'est la pĂ©tillance qui prend le dessus et créé une vĂ©ritable diffĂ©rence par rapport Ă la Troussepinette. Ensuite, une faible amertume bienvenue s'expose au firmament, suggĂšre la reprise, embauche, dĂ©bauche, inlassablement...
Bon alors lĂ en fait c'Ă©tait la chanson en fond qui a pris le dessus sur ma concentration brassicole. Il faut dire que ce petit Bashung/reggae/capitaliste passe fort bien en ces temps de crise Ă©conomique majeure. Ah ça y est, j'm'Ă©gare Ă nouveau. Tout ça pour dire que cette biĂšre est savamment Ă©laborĂ©e mais que pour une fois, celle ci, je saurais la consommer avec modĂ©ration. Parce qu'en fait, vers la fin de la chope, c'est quand mĂȘme un peu Ă©cĆurant pour moi. Cela dit elle sent trĂšs bon. La couleur est belle et semble se rapprocher de celle du miel, un beau jaune profond tirant trĂšs lĂ©gĂšrement vers le marron clair et dont le dĂ©polissage du verre permet de la rendre mat, exactement comme le miel. Vraiment, ils sont trĂšs fort chez Lefebvre.
Ma note : 6/20
Bon alors c'est bien fait mais personnellement j'ai un peu de mal Ă en boire une entiĂšre. C'est un peu trop sucrĂ© pour moi, ou pas assez amer, ou peut ĂȘtre les deux. En fait je sais pas, je suis pas fan mais c'est bon quand mĂȘme, et puis je pense que j'ai pas franchement envie de savoir ce que pense vraiment de toute cette mascarade. Pourquoi faut il toujours que je donne mon avis alors que chacun pense ce qu'il veut des biĂšres qu'il boit ? Nan mais c'est vrai quoi !
Bon alors allez en chercher une, gouter lĂ et jugez lĂ . VoilĂ tout. Et si vous voulez faire ça chez moi, je vous prĂȘterais volontiers ma chopine Ă BarbĂŁr. En tout cas j'ai connu des biĂšres de barbare plus violentes que ça, mais le mot de la fin expliquera trĂšs bien pourquoi ce nom et cette douceur, car en effet, la brasserie qualifie sa BarbĂŁr de "repos du guerrier". Qu'Ă cela ne tienne, j'ai donc mis un fond d'Ă©cran BF3 !