Salut les crotteux !
Bon, sous la menace de Booyah de ne pas venir à Tournai ce soir, je me vois dans l'obligation de faire une review à l'arrache.
Pour cet évènement hors-norme, j'ai choisi la KWAK, non de Djeu.

J'ai découvert cette bière au nom célèbre par hasard, chez Pepito, un soir de blocus, en jouant à COD MWII. Quelle surprise pour les papilles et mon taux d'alcoolémie.
En effet, avec ses 8,4% d'alcool, il n'en aura fallu que trois-quart de verre (et une grosse fatigue liée à l'étude) pour me sentir bien smooth. Résultat des courses, j'ai fait un magnifique carton en multi sur COD. Même Pepito était épaté par ma puissance de feu alors que je n'avais plus touché à un FPS depuis moultes temps.
Beuref.
La Kwak est une bière ambrée, forte, et un peu amer. Sa mousse est plutôt sympa, plutôt onctueuse, mais en même temps légère.
Le succès de la Kwak vient bien-sur de sa qualité, mais il est indéniable que le verre y joue également un rôle important !
N'en déplaise à Pepito, mais la forme du verre n'a pas pour vocation de ne pouvoir le poser sur le bar, et donc de devoir tenir sa bière à bout de bras, et donc être obligé de la boire non-stop. Non. La forme du verre est en fait dite en "verre à cocher". Ce verre aurait été créé à l'intention de ces derniers, sa forme leur permettant d'accrocher le verre à la calèche pour la consommer sans en descendre. Bha oui.
Point négatif à cette bière ; elle est brassée en Braband Flamand. Wouhé. Soit. On peut pas tout avoir. Ca aurait pu être en Branband Wallon. Dommage.
Quelques anecdotes :
- La légende raconte que le nom de la bière proviennent du bruit que l'on entend quand on boit son verre cul-sec, et que l'air remonte dans celui-ci, laissant entendre le fameux « kwak ». Il s'agit en fait du nom de l'inventeur de la bière, en 1791, le brasseur Pauwel Kwak.
- Certain buveur de Kwak rapportent un phénomène non moins intéressant : au moment de boire, d'éventuels appels d'air peuvent se former dans le verre et dans les cas extrêmes, la bière peut sortir en un seul jet et se déverser sur le visage du buveur... Avouons que ce serait dommage de gaspiller une bière pareille...
Note : 8,5/10
Bon allez, une bière originale pour revenir dans le sujet : la Trappe Isid'Or
Ouai, c'est encore une trappiste, et ouai c'est encore une Trappe (la Quadrupel a été à la source de ce topic comme tout un chacun se souvient), mais c'est normal, c'est si bon !
Bon par contre j'ai pas que ça à foutre de taper encore 50 lignes sur le sujet donc je vais essayé d'abréger.
Alors voilà, il y a 126 ans, le frère Isidore brassait la première Trappe dans l'abbaye Hollandaise de Koenigshoeven. C'est devenu après moult années la dernière bière acceptée à ce jour dans le cercle fermé des trappistes. Mais là il s'agit de commémoration, et 125 ans ça se fêtait, surtout en 2009, mais cette année c'est trop tard, cela dit elle ne se vend que maintenant à Vanuxeem, donc bon, autant la gouter. Surtout que le marketing nous dit que c'est la réédition de la première recette de la Trappe, et ça c'est forcement fun.
Voilà donc à quoi ressemble ce breuvage soit disant venu d'autres temps et qui vaut le détour, il faut bien le dire. En effet, si on passe sur ce jeu de mot Isid'Or (OK la bière c'est bon mais quand même) hé bien on découvre un liquide dont la couleur m'a un peu déçu. Oui, l'or c'est beau, brillant, jaune, limpide et tout, un peu comme la couleur de la nouvelle Jenlain d'OR, mais là il faut le dire, la couleur n'est pas très belle. Et finalement ça ne me choque pas, car l'or pur est en effet très laid, il faut le couper avec un poil de métal plus brillant que l'or lui même pour qu'il reluise (on appel ça le 18 carats). Mais effectivement, venant d'une bière, la couleur devrait être classe. Que nenni, elle est plutôt sombre et mystérieuse. Cela invite au goûtage, car l'odeur elle est belle et bien alléchante.
Bon alors là c'est pareil, on s'attend à la vieille cervoise du 19e siècle, lourde et amer, alors qu'en fait non, c'est tout à fait bon et savoureux. Une présence caramélisée très prononcée, il est vrai, plutôt sucré mais franchement pas choquant à la manière des vastes blagues que sont les pseudos bières d'abbaye Belges. Là on sent absolument la finesse de cette brasserie trappiste, ça c'est des gens qui savent brasser pour de vrai. On sent aussi très bien cette touche propre à la Trappe. Ça parait lourd à la première gorgée, mais en réalité, c'est une bière vraiment légère. Elle ne tombe pas sur le bas ventre (que je n'ai d'ailleurs pas encore), mais au contraire, une fois la gorgée avalée, elle pousse vicieusement à en reprendre une. C'est fou tout de même. Et j'ai remarqué que toutes les Trappes font un effet tel que celui décrit ci avant. Moi je trouve ça dangereux mais j'apprécie beaucoup. C'est surement issu d'un dosage secret conservé jalousement par des moines depuis le décès du frère Isidore que je me permet de saluer bien bas.
Bref pour résumé, l'odeur rattrape la couleur, et le goût est dominé par le caramel. J'en déduit donc qu'Isidore était un épicurien comme moi, mais qu'il n'avait aucune notion du design. N'empêche qu'il savait faire pousser du houblon celui là ! Sinon elle est à 7,5° et j'aime toujours autant le style graphique de cette gamme.


Ma note : 8/10
Ouai, très bonne, mais pas le top du top. Elle a ce mérite d'être originale, ça change un peu, mais je trouve qu'elle reste un poil trop sucrée. Un meilleur compromis entre goûts de sucre et de caramel aurait été parfait. Mais c'est sans doute impossible à faire. Alors on se contentera de ça avec joie, surtout avec un si bon nez.
Mais alors, je pars une semaine et ça parle plus de bière ici ? Tssssss, ok je m'y recolle, et une fois n'est pas coutume, je vais causer d'une bière blanche, parce que c'est bon aussi et que ya pas de raison d'être snob.
Oui, aujourd'hui, c'est le tour de la Erdinger.
Forcement, ça sonne Allemand, et une blanche allemande c'est plutôt rare (ils sont tous blonds là bas à part les vieux). Donc voilà, rien que ça c'est déjà presque original.
En fait, la couleur de cette blanche est franchement jaune, et un joli jaune qui reprend tout de même l'aspect très trouble typique des bières blanches. On ne vois rien à travers. Les bulles sont très fines, et le goût très doux, peu acide contrairement à moult autres blanches. Un goût que je qualifierais de parfaitement équilibré, qui en fait une très bonne bière blanche, et j'aime un peu de plus en plus la blanche moi.
Ma note : 8,5/10
Ouai, ça se boit tout seul, elle coule dans la gorge tel un fluide béni du saint esprit, on pourrait s'en enchaîner des litrons, et avec 5,3% d'alcool, nul doute que ça pourrait rendre bien heureux. C'est une bonne note que mérite tout à fait cette bière.
Pour la nectode, cette bière est en vente dans les Auchan depuis environ un mois, alors je l'avais goutée d'office, et la semaine dernière au ski, en Italie, dans un resto en haut des pistes, voilà ty pas qu'on me sert une Edinger pression dans un verre superbe. Dingue quoi. Du coup j'ai gardé le verre !
Comme ça j'en achète à Auchan et je la bois dans le vrai verre. Et ça, c'est la grande classe. Il faut aussi préciser que c'est la bière blanche la plus vendue au monde.

MMMMMMmmmmmhhhhhhhhhhhhhh A la pression c'est encore meilleur !!!!!!!!

LOL je comprend pourquoi l'image du dessus n'a pas fait réagir, c'est l'illustration parfaite de la fameuse blague Belge du cornet de fritte qui se renverse quand on demande l'heure à Bruxelles Hummm sorry les gars ^^
Bon pour me rattraper, voilà une petite analyse (!) de cette nouvelle bière Belge : la Queue de Charrue.
Oooooh je vois de là les Belges monter au créneau pour traiter sur wam, genre le roi de la classe des bières connaissait pas la Queue de Charrue, HAHA qu'à cela ne tienne, je vais depuis suffisamment longtemps à Vanuxeem dans la ville de Ploegsteert brasseur de cette bière dans ce micro bout de Wallonnie isolé par la Flandre pour savoir que la Queue de Charrue est une bonne petite bière artisanale (!) Belge. Cependant elle est assez récente, et le logo était déjà démodé avant même qu'elle ne soit commercialisée. Voilà d'où vient cette nouveauté mes bon Chacals curieux que vous êtes.
En effet, contrairement à toutes les marques de bières qui sont déclinées en plusieurs modes de brassage, la Queue de Charrue ne possédait pas de bière portant le doux nom de "blonde" dans sa gamme, la Queue de Charrue triple occupait cette place de blonde qui du coup s'appelait Queue de Charrue Triple (et non pas Tripel puisque je le répète, Queue de Charrue est Wallon, comme le prouve d'ailleurs son nom, sinon en Flamand, ça donnerais "Tail Plow" et personne n'en achèterais !) (en plus, merci google traduction, mais Ploeg-steert en Flamand veux dire "équipe de queue", c'est douteux, je ferme la parenthèse sans faire de commentaire). Donc voilà, pour revenir à nos moutons au pelage fait de mousse de bière, le vide et le potentiel du nom Queue de Charrue Blonde a été comblé il y a deux mois de cela, avec en prime un nouveau logo design, un nouveau graphisme de bouteille design, une nouvelle étiquette au grain râpeux, doré et design, bref, cette bière au style éternellement démodée est devenue blonde et D-E-S-I-G-N !

J'ai donc été un des premier Français à avoir la chance de la déguster début décembre 2009, et tout de suite, c'est un goût étrange qui m'a empli la bouche. Tout d'abord fait de bonheur du à la découverte de ce "new edge" breuvage, c'est en fin de bouche qu'un violent goût pétrolé m'est apparu. Cela m'a instantanément rappelé certains vins blancs d'Alsace qui ont poussé sur sol calcaire, les Reisling sont très sensible à ce phénomène parait il, et je sait de quoi je parle, ayant fait les vendanges 2009 dans un domaine Alsacien de qualité et gouté quelques Reisling fortement pétrolés. C'était donc un arrière goût assez nouveau pour une bière et j'hésitais entre déception et joie car ça manquait un peu de délicatesse, mais vous le savez, j'aime les choses qui ont un goût puissant. Cependant, j'en avait acheter 4, je décidais donc d'attendre un peu et de regoûter plus tard avant de poster sur le forum
Bien m'en à pris, car ce goût s'est pas mal estompé. La cuvé première du nom avait elle besoin de vieillir un poil ? Avait je manger du munster la dernière fois ? Est ce que je venais de faire un plein d'essence avant de la boire ? Je ne sais plus, mais ce goût pétrolé est toujours là, plus léger, assez original, une odeur un rien acide, une entrée de bouche classique suivit rapidement de caractère agrémenté de saveurs pas banal (! encore ce mot vulgaire traduisant le popotin, ça fait 3 fois, je manque de classe, pourquoi tant d'anal !). Bien sur elle est amer, elle est douce comme une blonde, mais elle est quand même prête à vous surprendre. Le brassage est de qualité, c'est certain, on devine que c'est encore un peu artisanal et que ça sent bon la Belgique. De plus, un petit contraste de puissante-finesse vient couronner le tout, à 6,6° c'est cool, et ça me plait bien.
Ma note : 8/10 (7,5 pour la bière + 0,5 pour son évolution classe et sympa)
Ouai, pas mal, une bonne blonde qui fait du bien par où elle passe, il serait anormal de lui mettre moins, mais même si elle a ce petit quelque chose qui sort de l'ordinaire et fait qu'on ne l'oubliera pas, elle manque encore d'un détail pour passer au niveau des bières ouf malades. Ce petit détail indescriptible qui nous fait mettre une méga note alors qu'on ne se pose même pas la question de savoir vraiment pourquoi car il n'y a pas de réponse. Peut être que si un jour je goutte cette Queue de Charrue Blonde à la pression...
Pour l'anecdote, le jour ou j'étais à Vanuxeem et où elle venait de sortir (par pur hasard chanceux), il y avait un employé chargé de conseiller les clients, il parlait fort et était prêt à te raconter l'histoire intégrale de la Queue de Charrue si tu lui demandais, énorme le type il doit faire partie de l'équipe de brassage en semaine, c'est sur et certain.
Voilà, il m'en reste deux, ceux qui veulent goutter n'ont qu'à venir chez moi !
Chimay Dorée

La Bleue, la Rouge, la Blanche et... la Dorée
Voilà unen trappiste peu connue. En effet, vous devez souvent voir dans vos rayons de bières préférés la Chimay Rouge (7%), la Blanche (8%), la Bleue (9%) ...
Qu'est-ce donc que cette "Dorée" ? C'est la quatrième Chimay, qui peut seulement être achetée à l'auberge du Poteaupré (près de l'abbaye) : la Chimay dorée qui est en fait la bière de table des moines. Elle titre 4,8%.
Sa couleur est particulière. En terme médicale ; ça me fait penser à de la pyurie (du pu - ou des globules blanc - dans l'urine)
En effet ; elle a une très belle couleur dorée, et on dirait que des petits grumeaux sont en suspension dans la bière.
Elle pétille sympatiquement. Goût assez acide et amer à la fois, en bref pas terrible niveau goût. Mais elle se laisse boire la saloppe ! Et je dois dire que malgrès ses 4.8%, j'ai réussis à finir bien guilleret après 2 verres, héhé...
Conclusion : 6/10
Salut les Kids, aujourd'hui, dans le contexte biero-culturel de ce forum, je vais vous présenter, la Lammsgold :
Il s'agit d'une bière Alle-Man-De, mais totalement Allemande quoi, et pour cause, je l'ai achetée à Freiburg, capitale de la forêt noire en face de l'Alsace de l'autre côté du Rhin. Une petite précision toutefois puisque c'est la bière BIO de la marque Lammsbräu, je l'ai en effet trouvée dans une supérette qui ne vend que des produits BIO puisque Freiburg est la ville la plus écologique du monde (pour les incultes de pollueurs que vous êtes). Donc à priori c'est une bière authentique, pur produit de la terre, le seul réel problème pour moi étant que je ne comprend absolument rien à ce qui est écrit sur l'étiquette, et ça j'aime pas trop. Donc pour plus d'infos cliquez ici !!!!!!
Alors vient maintenant l'évaluation du produit, et la ce sont les papilles qui parlent, et elles me donne chaque fois cette sensation de rafraichissement, car oui, les bières allemandes, c'est rarement très fort en gout, c'est plutôt désaltérant et conçu pour être bu par kilo-litres ! Ba c'est réussi, elle a beau rafraichir, elle laisse quand même une sensation de soif derrière elle qui te pousse à en ouvrir une deuxième, ça à beau être des bouteilles d'un demi litre, ça se boit en 5 minutes et t'en redemande. Bon de là à dire que c'est bon, il y a un pas que je ne franchirais pas, mais ça se boit vraiment comme du petit lait, c'est donc plus une bière de plage qu'une bière de soirée. D'ailleurs, la couleur fait penser à la plage, ce beige clair très pâle dont les bulles sont si fines qu'on peine à les distinguer à l'œil nu rappel le sable fin de La Baule, c'est d'une douceur sans pareil qui me réconcilierait presque avec le BIO.
Ma note : 5,5/10
Oui, je l'avoue, c'est une bonne blonde, toute douce et attirante comme un mannequin de chez Chantal Thomass mais aussi très plat, comme ... un mannequin de chez Chanel. Autant être franc, ça n'a pas vraiment de gout, peu d'amertume, des bulles très fines, on ne sent pas les 5,6° et c'est aussi transparent que du Champagne. Mais quand même, ça fini rudement bien une journée, c'est un breuvage qu'on boit avec plaisir et sans complexe car c'est quand même bon pour zéro sucre, et ça c'est super cool. Donc pas de note assassine pour cette Lammsgold, mais un cruel petit manque de caractère à reprocher quand même.

Pour la petite anecdote, c'est en quittant l'Alsace après mes 3 semaines de vendanges que je suis passé acheter une cagette de 10 Lammsgold, par pure hasard finalement car j'aurais pu choisir n'importe quelle autre bière, il y en avait une dizaine, toute BIO bien sure. Et alors que j'ai galèré comme un fou sur le trajet du retour enchainant les couilles (jour à rester au plumard, vous connaissez aussi j'imagine) hé bien la cagette étant posée sur le siège passager, je n'avais plus qu'a décapsuler mes bières pour me détendre pendant ce trajet éprouvant de plus de 12h00. Et ça, ça fait du bien par où ça passe, surtout en pleine nuit au milieu de la campagne sur une départementale paumée. Aller comme vous aimez bien que je vous raconte ma vie, je vous met tout ça dans le topic ma vie.com !